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Jean-Luc Azoulay : "Nous allons travailler avec Netflix et Amazon."

Jean-Luc Azoulay a accordé une interview à Media+, voici l'interview.

 

Le Groupe JLA concentre-t-il dorénavant ses activités sur la production de fictions ?

Pas uniquement ! Nous travaillons aussi sur des documentaires avec nos différentes filiales : Cache ta joie Productions et Ludoc Prod. De plus, nous avons monté une société de dessins animés, REAZ avec Martin Réa, et Robert Réa (ancien PDG d’Ellipse Programmes/Ellipsanimation). Nous avons débuté en produisant les séries «Manimo» et «Patamuse» pour France Télévisions. Dans un autre genre, nous détenons une société de jeux vidéo, JLA Games qui sort d’ailleurs sa 1ère production: «Camping Paradis, le jeu». Le but étant de construire son camping et de l’exploiter.

Comment avez-vous structuré vos différentes filiales dédiées à la fiction ?

JLA Productions s’occupe des séries «Camping Paradis» (TF1), «Commissaire Magellan» (France 3) ou encore «La Vengeance aux yeux clairs» (TF1) dont nous préparons la 2ème saison. Pour «Camping Paradis» par exemple, nous produisons généralement 6 épisodes par an. Nous disposons d’un peu moins d’1,8 M€ par épisode. En coproduction avec JLA Productions et Exilène, nous venons de fournir à TF1, «Munch» (2X52’) avec Isabelle Nanty qui interprète une avocate hors norme. Première diffusion le 21 novembre en Prime. Parmi les autres filiales, il y a Episode Productions dirigée par Richard Berkowitz, mais aussi Exilène Films, Carma Films et VAB Productions dirigées respectivement par Françoise Bertheau, Christophe Carmona et Jean-Pierre Dusséaux. Chaque producteur imprime son style.

Vous arrive-t-il d’investir dans des pilotes ?

Pas vraiment. On est surtout obligé, de par la structure de la production en France, d’attendre une commande de chaîne. Les diffuseurs préfèrent participer au pilote et ainsi maîtriser la mise en route d’un projet.

Prochainement, «Les Mystères de l’amour» débarquent en Prime sur TMC. Comment abordez-vous l’évolution de la série ?

Concernant le Prime des «Mystères de l’Amour», nous avons tourné à Saint-Martin aux Antilles. Cela fait 28 ans que nous y allons. La 1ère fois c’était pour le «Club Dorothée», puis pour «Les Vacances de l’Amour». Avec cette programmation en 1ère partie de soirée sur TMC, j’espère atteindre au moins le million de téléspectateurs. Nous avons mis des moyens plus importants. Nous suivons 3 mariages, dont celui d’Hélène et Nicolas. Hors Prime, un épisode de 52’ des «Mystères de l’amour» coûte 90.000 €.

En qualité de scénariste, quelles sont vos méthodes de fonctionnement ?

J’écris 2 épisodes par semaine. Je suis à flux tendu même si nous avons un peu d’avance. Je lance différentes trames et dès qu’elles s’épuisent, j’en lance d’autres. Par épisodes, 4 à 5 intrigues s’entremêlent. Ce sont des histoires sentimentales. Diffusé chaque samedi et dimanche, le feuilleton capte essentiellement un public de femmes 25-34 ans. Ce sont des téléspectatrices qui apprécient la romance baignée de comédie et d’aventure.

Quelles sont vos envies en matière de production?

J’aimerais produire davantage pour le Day Time. C’est une case oubliée par les chaînes en termes de fiction française. La France est d’ailleurs le pays d’Europe qui fait le moins d’heures de production. La cause ? Peu de fictions produites en journée. Dans les cartons, nous avons beaucoup de projets.

Pourriez-vous collaborer avec des acteurs de la SVOD ?

Nous allons travailler avec Netflix et Amazon. Nous les avons rencontrés. C’est en cours.

Continuez-vous d’investir sur IDF1 ?

Bien entendu ! La chaîne tourne avec un budget de 2,5 M€/ an environ. Elle a toujours un positionnement généraliste avec une coloration régionale. Au-delà de nos émissions («JJDA», «IDF1 Chez vous», les débats politiques de Michèle Cotta…), nous programmons aussi beaucoup de telenovelas, un genre très peu diffusé en France, ainsi que des séries cultes.

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