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Villejuif : l'animatrice télé devra payer 35 000 € après sa condamnation

L’animatrice de « 8 chances de tout gagner » vient de perdre près de 35 000 € au conseil de Prud’hommes de Créteil. Carinne Teyssandier, qui présente ce jeu sur France 3 le dimanche après-midi, devra indemniser son ancienne gouvernante qu’elle avait fait venir de l’île Maurice avec un visa touristique et qu’elle employait illégalement dans sa maison de Villejuif.
 
Au pénal, dans le cadre du « plaider-coupable », elle avait déjà été condamnée avec son mari à six mois de prison avec sursis et 5 000 € d’amende chacun. Les conseillers des Prud’hommes ont estimé que Joanne Dimba, 38 ans, exerçait bien en tant qu’employée de maison et non comme « assistante opérationnelle » de janvier à septembre 2015 dans la société de production de Carinne Teyssandier. Le salaire prévu dans le contrat (1 300 € par mois) était fictif et la nounou touchait en réalité 700 € pour s’occuper du matin au soir de l’enfant du couple.
 
Pour l’animatrice, « Jojo » comme elle l’appelait, « faisait partie de la famille », était logée et nourrie et recevait de nombreux cadeaux jusqu’à ce jour où, confrontée à des difficultés financières, elle avait dû la congédier. « Je lui avais alors proposé de lui payer un billet retour », avait déclaré Carinne Teyssandier. Persuadée d’avoir été embauchée légalement, Joanne Dimba s’était retournée contre « madame ». Une procédure pénale avait suivi plongeant l’animatrice, que nous avons tenté de contacter en vain, dans « un cauchemar ».
 
Un cauchemar, c’est ce que vit depuis cette Mauritienne sans-papiers, sans maison, sans emploi. « Je vis à droite à gauche grâce à la générosité de mes amis. Je ne peux pas travailler car je n’ai pas de carte de séjour. Avec l’argent que j’ai touché je vais rembourser ceux qui m’aident depuis deux ans. Je suis quelqu’un d’honnête. J’ai toujours travaillé dans ma vie et je suis tombé sur des gens malveillants ».
 
Aujourd’hui, Joanne souhaite obtenir des papiers pour avoir le droit d’exercer son métier de nounou. « Je travaillerai un peu et je retournerai chez moi à l’île Maurice », annonce-t-elle. L’affaire n’est en tout cas pas terminée. « Ma cliente fait appel pour ses indemnités de licenciement, précise son avocate Anne-Constance Coll. Pour autant, il faut souligner la décision exemplaire de la justice qui montre bien qu’en France, la loi s’applique à tous. »

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