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Luc Besson : Le FN "regroupe l'élite du fascisme à la française"

Sur son compte Facebook, le réalisateur de Valérian a publié une longue lettre ouverte, aussi lyrique qu'acerbe, pour mettre en garde les Français contre «l'arnaque» que représentent Marine Le Pen et le Front National.
 
Après Ridley Scott, c'est au tour de Luc Besson de monter au front contre Marine Le Pen. Sur son compte Facebook, le réalisateur du Cinquième élément a publié une tribune aussi lyrique qu'acerbe pour s'ériger contre le Front National (FN), qualifié au second tour de la présidentielle. Il qualifie notamment le parti d'extrême droite de «jolie PME regroupant l'élite du fascisme à la française».
 
Sa lettre (longue de 1700 mots!), titrée «La Grande Illusion», dénonce «la belle arnaque dans laquelle nous nous apprêtons à tomber» que représente le FN. L'auteur explique qui sont «les arnaqués» («nous: affaiblis, désabusés, nous sommes une proie facile»), «l'arnaqueur» («la famille Le Pen et sa petite bande d'extrémistes», selon lui uniquement attirée par l'argent), et, bien sûr, «l'arnaque»: les élections.
 
Le cinéaste, dont le film Valérian sera à l'affiche le 26 juillet prochain, met en garde contre le «relooking» du Front National et son opération de dédiabolisation. «Le diable est le diable, et quand il prétend changer c'est pour mieux nous abuser», assure-t-il.
 

"A quelle période de l'histoire et dans quel pays le repli sur soi-même a-t-il marché ? Jamais.

La fermeture entraîne l'isolement.

L'isolement amène le totalitarisme. Le totalitarisme mène au fascisme. Le fascisme à la guerre", écrit-il.

"Cent mille ans d'histoire sont là pour le prouver et ce n'est pas la petite héritière de Saint-Cloud qui va changer l'histoire", poursuit le réalisateur du "Grand Bleu" et du "Cinquième élément".

Dans ce sens, Luc Besson se livre à une analogie entre politique et 7e art, comparant la Présidente du FN à une mauvaise actrice : «Le film que nous propose Madame Le Pen est juste mauvais. Le scénario ne tient pas la route et son actrice principale (ainsi que les rôles secondaires) jouent faux. Quand Madame Le Pen est sur un marché, son regard cherche la caméra, puis prend le bon angle et délivre un sourire médiatique. Le pire c'est son regard, il est ailleurs. Elle n'en a rien à cirer du problème du boucher ou du paysan. Elle ne l'écoute pas. C'est une actrice qui joue seule, sans son partenaire. L'art de l'actrice, c'est de couler sa vérité dans une situation imaginaire. Madame Le Pen joue à l'envers : elle est dans une vraie situation et ne délivre aucune vérité. Son regard est vide d'amour, de compassion, d'émotion. Elle joue mal, tout simplement».
 
L'auteur de la tribune multiplie les piques et les formules bien senties. «Il n'y a pas de vérité dans sa démarche, juste l'envie de faire les poches à un mourant.» Ou encore : «“Fraternité” n'est pas un slogan mais une composante de notre ADN». S'il n'évoque jamais le nom d'Emmanuel Macron, adversaire de Marine Le Pen pour ce second tour, le cinéaste enjoint à montrer «au reste du monde ce que cela veut vraiment dire d'être français: un peuple ouvert, courageux et fraternel, qui n'a pas besoin d'une idéologie à deux balles pour s'en sortir».
 
Luc Besson conclut: «Aux urnes, citoyens». En politique, comme au cinéma, le réalisateur manie à merveille son sens de la dramaturgie.

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