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"Moi, candidat" sur Canal+ : les pains de campagne présidentielle

L’investiture, OK, mais la course à la présidence ! Un parcours du combattant auquel les ex-postulants n’accordent pas leur suffrage et à suivre ce mercredi 5 avril sur Canal+.
 
« J’ai failli être étouffé par une dame qui avait planté sa langue dans ma bouche et me tenait par la nuque. La police a dû l’étrangler pour lui faire lâcher prise. » Ces mots sont de Jean-Marie Le Pen. On ne sait pas qui est la dame. Une campagne électorale n’est « pas une jouissance », confirme Nicolas Dupont-Aignan. Pour une fois, tout le monde est d’accord. En tout cas, les dix-huit anciens et actuels aspirants à l’Elysée interrogés par Jean-Baptiste Péretié dans son documentaire Moi, candidat, diffusé sur Canal+. Les mots diffèrent, mais l’expérience reste la même : une interminable course de fond où l’on perd une partie de sa santé.
 
« C’est incroyable, ce mouvement qui m’a élue plutôt que Nicolas Hulot. Je n’y croyais absolument pas... et je ne le souhaitais pas ! Mais une fois que c’était fait, c’était trop tard... » En 2012, Eva Joly termine son calvaire sous de grosses lunettes noires et une épaisse couche de fond de teint. Sa chute dans les ­escaliers, et les ecchymoses qui vont avec, ne l’ont pas dissuadée de poursuivre la campagne. « J’avais besoin d’une heure de maquillage avant de ­sortir. Je suis fière d’avoir tenu », se souvient la députée européenne.
 
Christine Boutin, elle, est intacte, apparemment. Et pourtant. « Le photographe était très bien, la maquilleuse aussi, mais moi, j’étais claquée. » D’où sa petite mine sur l’affiche de campagne. Mais pourquoi cette étrange ­série Z de science-fiction en guise de clip ? « J’étais sur les rotules et le type qui faisait les prises de vues, Boutin, ce n’était pas sa tasse de thé ! »
 
Et Mme Boutin n’est pas la seule à être fatiguée. « Pendant cinq ou six mois, j’ai dormi deux heures par nuit », se souvient Christiane Taubira. « Mon corps s’est complètement détraqué. » Conséquence : huit visites aux urgences l’année suivante. Chez Marie-George Buffet, les séquelles sont psychologiques. L’après-campagne demeure « le pire moment de [son] engagement politique » : l’addition prend la forme d’une « dépression extrêmement violente ».
 
Car la pièce de théâtre angoissante, qui précède le jour du vote, n’autorise pas le moindre relâchement. « J’ai eu envie de fuir avant d’entrer sur le plateau », raconte Philippe Poutou, invité de l’émission Des paroles et des actes. Au moins, au candidat du NPA, on parle politique ! Les femmes, elles, ont droit à d’autres types de questions. « Allez-vous garder ce très léger maquillage ? » demande Christine Clerc à Arlette Laguiller dans L’heure de ­vérité en 1995. Heureusement, François-Henri de Virieu élève le débat dans la foulée : « C’est votre type d’homme, M. Castro ? »
 
A côté du sexisme, il faut aussi supporter les moqueries. François Bayrou ne regardait jamais Les Guignols ; il se serait bien passé de rencontrer son double en 2007. « C’est le seul moment de ma vie politique où j’ai eu envie d’arrêter », confesse-t-il. Mais l’ancien président de l’UDF a aussi reçu beaucoup d’affection. Au point de comparer campagne et « rencontre amoureuse ». Vraiment ? « C’est profond, sentimental, épidermique, enthousiasmant… » Ça vaut peut-être le coup, finalement ?

Découvrez quelques extraits du documentaire qui sera diffusé ce soir sur Canal+ à 21h00 :

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