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Un tiers des diagnostics d'asthme erronés selon une étude canadienne

Un tiers des adultes ayant récemment reçu de leur médecin un diagnostic d’asthme n’avaient pas d’asthme actif, dans une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA). Plus de 90 % de ceux-ci ont pu cesser leurs médicaments contre l’asthme en toute sécurité, et ce, pendant une année complète.
 
Une étude américaine publiée en 2016 estimait que chez les enfants, la moitié des diagnostics était erronée.
 
« Il est impossible de savoir combien de ces patients avaient reçu à l’origine un diagnostic erroné et chez combien d’entre eux l’asthme n’était plus actif », explique, le Dr Shawn Aaron de l’Université d’Ottawa. « Nous savons toutefois que tous ces patients ont pu cesser de prendre des médicaments dont ils n’avaient pas besoin, des médicaments chers et qui peuvent entraîner des effets secondaires ».
 
Parmi les participants qui n’avaient pas d’asthme, 80 % prenaient des médicaments, et 35 % en prenaient tous les jours.
 
L’étude montre également que dans bien des cas, les médecins ne faisaient pas passer les tests nécessaires pour confirmer le diagnostic d’asthme. Ils fondaient plutôt leur diagnostic sur les symptômes et leurs propres observations.
 
« Un médecin ne poserait pas un diagnostic de diabète sans vérifier la glycémie du patient, ni de fracture sans faire passer de radiographie, dit le Dr Aaron. Mais beaucoup de médecins ne font pas passer de test de spirométrie, qui permet incontestablement de diagnostiquer l’asthme. »
 
Les chercheurs ont mené cette étude avec 613 personnes qui avaient reçu un diagnostic d’asthme dans les cinq dernières années et qui ont été choisies au hasard dans 10 villes canadiennes. Ils ont mené une série de tests respiratoires et consulté un pneumologue avant de déterminer qu’un tiers d'entre elles n’avaient pas d’asthme.
 
Ils ont également consulté le dossier médical de 530 de ces participants et constaté que dans 49 % des cas, le médecin n’avait pas commandé de test respiratoire comme le recommandent les directives médicales.
 
Chez la plupart des patients qui n’avaient pas d’asthme, de nouveaux diagnostics ont été portés tels qu'allergies ou brûlements d’estomac. 28 % n’ont reçu aucun autre diagnostic. Cependant, 2 % présentaient des troubles graves, comme de l’hypertension pulmonaire ou une maladie cardiaque, qui ont été diagnostiqués par erreur comme étant de l’asthme.
 
La plupart n’étaient pas surpris d’apprendre qu’ils n’avaient pas d’asthme, dit le Dr Aaron. « Certains savaient depuis le début que leur pompe ne fonctionnait pas, et d’autres craignaient avoir quelque chose de plus grave. »
 
Si l’asthme dure toute la vie dans bien des cas, il peut cesser d’être actif et même disparaître complètement chez certains, indique le chercheur.
 
« Le patient qui a de la difficulté à respirer devrait demander à son médecin de lui prescrire un test respiratoire (spirométrie) pour déterminer s’il a de l’asthme ou même une maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) », conseille le chercheur.
 
« De même, si un patient croit qu’il a reçu un diagnostic erroné d’asthme ou qu’il n’a plus d’asthme, il devrait demander à son médecin de lui faire passer une spirométrie. »
 
« L’asthme peut être mortel, alors il est important de ne pas cesser de prendre ses médicaments sans en parler d’abord à un médecin », souligne-t-il.

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