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Présidentielle: Stress, plans de coupe, température du plateau... Tout ce qu'il faut savoir sur le débat de mercredi soir

Marine Le Pen et Emmanuel Macron s’affronteront pour le traditionnel face-à-face de l’entre-deux-tours…
 
Dans quelques heures, les candidats entreront dans l’arène. Comme le veut la tradition depuis 1974 - sauf en 2002, quand Jacques Chirac avait refusé le face-à-face avec Jean-Marie Le Pen -, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, en lice pour le deuxième tour de l’élection présidentielle, se retrouveront ce mercredi soir à partir de 21h pour le très attendu débat de l’entre-deux-tours. Il sera diffusé notamment sur TF1 et France 2, mais les deux chaînes ont aussi mis leur signal à libre disposition des chaînes d’info et des radios.
 
Du pain (pour les chaînes) et des jeux (pour les téléspectateurs) : rien n’a été, évidemment, laissé au hasard pour que tout le monde trouve son compte dans cette confrontation, grâce à un mélange attendu de sorties choc et petites phrases, de fortes audiences (entre 17 et 30 millions de téléspectateurs pour les débats de ces quarante dernières années), et éventuellement de quelques réponses sur le fond pour convaincre les indécis à quatre jours du scrutin. 20 Minutes fait le point.
 
Tout a été calé au millimètre dans les Studios 107 de la Plaine Saint-Denis, qui ont déjà accueilli le débat de l’entre-deux-tours de 2012 entre François Hollande et Nicolas Sarkozy. Cette fois, aucun public n’est invité.
 
Les équipes des candidats se sont mises d’accord sur les moindres détails, de la température (19 à 20 degrés pour éviter que les prétendants à l’Elysée ne transpirent) aux dimensions de la table (2,50 m de large) où ils seront assis face à face. Marine le Pen sera à gauche et Emmanuel Macron à droite, c’est un tirage au sort qui en a décidé. Le hasard a aussi confié l’ouverture du débat à la candidate FN. La conclusion reviendra donc à son adversaire d’En Marche !.
 
La station assise est en effet l’habitude en France depuis 1974. « Nous avons tenté des pupitres à l’américaine mais ce sera pour nos successeurs », plaisante Michel Field, le directeur de l’information de France Télévisions. Marine Le Pen aurait en fait gardé un mauvais souvenir des heures passées debout lors du dernier débat.
 
Pour les filmer devant un décor de fond circulaire (une image floutée de l’Elysée, comme en 2012 et en 2007), 14 caméras sont en place, dont l’une qui filmera l’arrivée des candidats à l’extérieur. Six caméras de secours sont aussi prévues. « Nous voulons montrer au téléspectateur ce qu’il aimerait voir s’il était sur le plateau », a expliqué le réalisateur Tristan Carné, un vétéran des débats télévisés.
 
Pendant les deux heures vingt que devrait occuper le débat, une durée qui pourrait être étirée en cas de besoin, les candidats seront interrogés par Nathalie Saint-Cricq (France 2) et Christophe Jakubyszyn (TF1), responsables des services politiques des deux chaînes.
 
Initialement les chaînes comptaient confier le débat à leurs présentateurs vedettes, Gilles Bouleau et David Pujadas. Mais le CSA a réclamé un duo de présentateurs homme-femme. Le précédent débat (à onze) avait été présenté début avril par deux femmes, Laurence Ferrari et Ruth Elkrief.
 
Mardi après-midi, les deux présentateurs étaient un peu stressés, d’autant qu’aucun n’est très habitué à ce genre de débats. « C’est un exercice très particulier où il faut être très modeste », commente Christophe Jakubyszyn, qui attend « une confrontation des personnalités ». « J’ai rêvé de ce débat ces derniers jours », a raconté pour sa part Nathalie Saint-Cricq. Elle a demandé des conseils à ses prédécesseurs, d’Alain Duhamel à Arlette Chabot ou David Pujadas. « Ils devront surtout être des maîtres du temps, ils seront plus jugés là-dessus que sur la pertinence des relances », selon Michel Field.
 
Il y en aura une douzaine, dont la liste et l’ordre doivent encore être calés avec les équipes. Les deux présentateurs ont prévu « d’annoncer les thèmes de façon un peu anglée, pour renouveler un peu le genre ». Ils ont tout écrit ensemble et se répartiront les questions. Nathalie Saint-Cricq espère « une clarification sur un certain nombre de dossiers, comme celui de Whirlpool ».
 
Pour l’instant, l’utilisation des « plans de coupe », qui montrent le visage d’un candidat pendant que l’autre s’exprime, n’a pas été validée par les deux candidats, selon Michel Field : « L’un et l’autre ont été refroidis par l’usage des plans de coupe sur BFMTV, qu’ils ont jugés intempestifs ».
 
L’équipe d’Emmanuel Macron a assuré mardi soir qu’elle était « à fond pour les plans de coupe, qui rendent le débat plus vivant et plus authentique », mais qu’ils se heurtent pour l’instant à un « veto » de l’équipe de Marine Le Pen, qui doit donner sa réponse « ce matin ».
 
Une méfiance qui reste vivace depuis 35 ans : c’est en 1981 que Mitterrand avait demandé à Serge Moati, organisateur du débat avec Valéry Giscard d’Estaing, de supprimer les plans de coupe. Depuis, ces plans étaient tabous, et ce jusqu’aux débats des 20 mars et 4 avril sur TF1 et BFMTV où les candidats les avaient acceptés.
 
Il devrait aussi être riche en reprises de volée : on parle bien sur du match Monaco-Juventus, en demi-finales de Ligue des champions, qui sera diffusé à la même heure sur BeIN Sports. « Un match, même important, sur une chaîne payante, ne peut rivaliser avec un débat d’une telle importance civique », tranche Michel Field.

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