EN DIRECT - Photos de l'attentat de Nice : La justice n'ordonne pas de retrait de Paris Match, mais interdit toute nouvelle publication des photos - Les Infos Videos
Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Les Infos Videos

Les Infos Videos

Le meilleur des Infos et des videos du moment. Retrouvez toutes les news 24h/24 et 7j/7.

EN DIRECT - Photos de l'attentat de Nice : La justice n'ordonne pas de retrait de Paris Match, mais interdit toute nouvelle publication des photos

19h07: Pas de retrait de Paris Match, mais toute nouvelle publication des photos interdite (tribunal).

15h30 : La justice dira ce jeudi à 18h si elle ordonne le retrait ou non du dernier numéro de Paris Match.

12h19: Sur RMC, le directeur de la rédaction de Paris Match, Olivier Royant, a notamment jugé la demande du parquet injuste et complètement déplacée.

"Une demande de référée aura lieu à 14h. On la juge absolument sans fondement au regard de l’enquête qu’on vient de publier dans le journal. Il faut bien savoir qu’on suit le terrorisme depuis 30 ans. La question de la couverture des victimes du terrorisme est fondamentale chez nous, c’est quelque chose de très grave et on sait que ça touche beaucoup de gens.", a-t-il déclaré.

Avant de critiquer les restrictions faites à la presse française depuis quelques années. "Je crains la décision de justice. On est 37ème au classement mondial de la liberté de la presse et tout le monde s’en fout. On est en train de voir les libertés se restreindre avec une juridiction de beaucoup de choses. L’idée même qu’un journal puisse être saisi pour avoir parlé d’un attentat qui s’est produit en France est un authentique scandale qui va dans la continuité des restrictions de la presse qu’on connait depuis une vingtaine d’années".

Olivier Royant s'est également expliqué sur la publication de ces images : "Les photos que nous publions sont des captures vidéos. Ce sont des plans larges, sans identification possible des victimes ni d’atteinte à leur dignité. La France a du mal à se regarder en face, c’est un problème d’infantilisation du public."

"Les commémorations sont terribles car cela ramène dans la tête des gens tout ce qui s’est passé, c’est abominable, la plaie ne se referme jamais. En revanche, quand les gens vivent une grande souffrance, et c’est le cas du terrorisme, ils ont l’impression que l’histoire leur appartient, et malheureusement elle ne leur appartient pas. Cette histoire a une portée universelle et le terrorisme de Nice appartient à toute la France.", a-t-il poursuivi.

Et d'ajouter : "Ces photos sont absurdes, elles montrent un camion qui fonce dans une foule et l’absurdité du terrorisme et je pense qu’il est important de montrer cette absurdité. Mais ce qui pose problème, c’est qu’on se rend compte que pendant 14 mois le terroriste a tranquillement photographié les lieux pour planifier son crime. Cela dérange les autorités." 

10h54: "La tristesse d'une ville et de ses victimes ne se monnaie pas ! Pas de Paris-Match cette semaine. Merci de votre compréhension." , c'est un message affiché par l'un des kiosquiers de Nice ce matin.

Comme le rapporte Nice Matin, Alex Routier, a adressé un mail pour manifester sa colère dès hier soir aux diffuseurs des Alpes-Maritimes, au nom de l'UNDP 06 (Union nationale des diffuseurs de presse).

"J'ai enlevé Paris-Match partout. Je trouve ça [la publication de photos extraites des caméras de vidéosurveillance, ndlr] abject et inutile. C'est purement mercantile !", a-t-il expliqué.

Et de préciser que pour le moment, une trentaine d'autres kiosquiers ont suivi son appel.

Avant d'expliquer avoir conscience de s'exposer à d'éventuelles poursuites pour refus de vente : "Je l'assume totalement. On rendra les invendus. Nous ne sommes pas des censeurs, mais [ce drame] nous touche au plus près. Certains font valoir leur droit à l'information; moi, je fais valoir mon droit au deuil !" 

10h17: Le parquet de Paris a assigné en référé jeudi Paris Match pour obtenir en urgence le retrait du numéro du magazine publié ce jour et contenant des images de la vidéosurveillance de l'attentat de Nice, qui suscite la colère des victimes et de leurs proches.

Le ministère public, qui assigne Hachette Filipacchi Médias et la directrice de publication de Paris Match, "demande au tribunal d'ordonner le retrait de la vente" du magazine et "l'interdiction de diffusion sous tous formats, notamment numérique", a indiqué le parquet de Paris, qui a également ouvert une enquête pour "violation du secret de l'instruction et recel" de ce délit.

Le référé, une procédure d'urgence, sera examiné à 14H00.

MERCREDI 12 JUILLET

21h00: Selon Europe 1, le procureur de Paris, François Molins, a lancé ce soir une procédure de "référé d’heure à heure" pour tenter de faire interdire la diffusion et la vente de Paris Match qui doit paraître ce jeudi.

Des images issues de la vidéosurveillance de l'attentat de Nice à paraître jeudi dans Paris Match "portent atteinte à la dignité des victimes et de leurs proches", ont accusé mercredi des associations de victimes à quelques heures des commémorations.

"Paris Match a fait le choix éditorial assumé de publier des photos extraites des bandes de vidéosurveillance de la ville de Nice et placées sous scellés", indique dans un communiqué l'avocat de la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs, maître Eric Morain.

L'avocat appelle le parquet antiterroriste de Paris "à faire cesser ce trouble manifestement illicite".

Cette requête est aussi soutenue par l'association Promenade des anges, qui rassemble les proches des victimes de l'attentat au camion bélier qui a ensanglanté la célèbre Promenade des Anglais le 14 juillet 2016.

"Ces captures d'écran, publiées sans précaution aucune, portent atteinte à la dignité des victimes et de leurs proches" et sont publiées "uniquement pour faire du sensationnel" et "créer une atmosphère morbide et voyeuriste", dénoncent les associations.

Christian Estrosi, le maire de Nice, a critiqué la publication d'images "insoutenables et abjectes". L'élu dit avoir écrit "au ministre de la Justice afin qu'il se saisisse de cette nouvelle parution qui ne manquera pas de raviver la douleur des familles".

Pour l'avocate du journal, "le sujet de Paris Match sur le 14 juillet est au contraire un hommage aux victimes et aux rescapés", a déclaré maître Marie-Christine Percin à l'AFP, qui n'a pas pu consulter le numéro à paraître.

"Il n'y a pas de photos montrant le visage des victimes ou portant atteinte à leur dignité.

Les images montrent le camion de très loin au moment où il arrive sur la foule, et des silhouettes de gens qui marchent", selon elle.

A la suite de l'attentat de Nice, plusieurs médias avaient déjà été pointés du doigt pour avoir notamment diffusé des images de victimes sur la Promenade des Anglais.

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel avait appelé l'ensemble des médias audiovisuels à "la prudence et à la retenue, protectrices de la dignité humaine et de la douleur des personnes".

Me Eric Morain rappelle que la loi Guigou de 2000 encadre l'atteinte à la dignité d'une victime d'une infraction pénale mais seulement lorsqu'elles sont vivantes. Sur les images diffusées par Paris Match, des victimes vivantes blessées sont visibles mais, selon lui, pas forcément identifiables.

Source JMM

EN DIRECT - Photos de l'attentat de Nice : La justice n'ordonne pas de retrait de Paris Match, mais interdit toute nouvelle publication des photos

Je suis mitigé, d'un côté on censure alors que c'est la liberté de la presse, de l'autre, il est vrai que les images peuvent être choquantes mais c'est la réalité, pourquoi cacher la réalité ???

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article