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Enrico Macias perd sa longue bataille juridique contre une banque islandaise

Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé, ce lundi, une relaxe générale en faveur de Landsbanki Luxembourg, filiale d'un établissement financier islandais accusée d'avoir incité des centaines d'épargnants français, dont le chanteur, à hypothéquer leurs biens afin de leur consentir des prêts.
 
L'arrêt du tribunal correctionnel de Paris dans l'affaire Enrico Macias ne souffre d'aucune ambiguïté. «Il ne résulte pas du dossier que les emprunteurs ont été victimes de manœuvres frauduleuses en hypothéquant leurs biens auprès de Landsbanki Luxembourg». La justice française a prononcé, lundi 28 août, une relaxe générale en faveur de Landsbanki Luxembourg, filiale d'une banque islandaise, et de ses dirigeants, qui étaient accusés d'avoir escroqué des centaines d'épargnants français, dont le célèbre chanteur.
 
Il était reproché à la banque et à neuf anciens dirigeants, cadres ou conseillers d'avoir, principalement en 2007, escroqué une centaine de personnes en France en leur faisant hypothéquer leurs maisons ou appartements contre un crédit versé en partie en liquide, en partie sous forme de placements financiers.
 
En juillet 2007, Enrico Macias et son épouse, aujourd'hui morte, avaient contracté un emprunt auprès de Landsbanki, garanti par deux biens immobiliers, dont la villa du chanteur à Saint-Tropez.
 
L'emprunteur ne reçoit qu'un certain pourcentage de la somme totale empruntée et est obligé d'investir la différence dans des supports spéculatifs. Ici, des contrats d'assurance-vie. Enrico Macias reçut ainsi 9 millions d'euros en liquide et le surplus de 26 millions fut investi dans trois polices d'assurance-vie: deux de 11 millions chacune et un contrat de 4 millions.
 
Sauf qu'en 2008, la banque islandaise est déclarée en cessation de paiement, puis en liquidation, et la valeur du portefeuille d'assurance-vie s'écroule. On réclame alors au chanteur le remboursement de son prêt. Ce à quoi il s'oppose formellement, portant l'affaire au tribunal.
 
Après une longue bataille juridique, le président Olivier Géron a estimé que les parties civiles avaient «nécessairement conscience de l'existence d'un risque» en souscrivant ces prêts litigieux, qui leur ont permis d'obtenir des fonds «que d'autres banques leur refusaient».
 
Réfutant de nombreuses lacunes dans l'enquête, le président a par ailleurs estimé qu'au moment de faire signer les prêts, les prévenus n'avaient pas «volontairement dissimulé au public des faiblesses économiques telles qu'elles compromettaient la survie même» de l'établissement.
 
Pour le magistrat, la faillite de Landsbanki Luxembourg et de sa maison mère en 2008, sur fond de cataclysme financier international, relève des «aléas de la vie économique». Le tribunal a donc ordonné la «restitution des créances». En clair, il a autorisé les liquidateurs de la banque à vendre si besoin les biens hypothéqués, dont une luxueuse villa d'Enrico Macias à Saint-Tropez.
 
Le chanteur de 78 ans, auquel Landsbanki Luxembourg réclame 35 millions d'euros, a fait éclater toute l'affaire avec sa plainte. «J'ai passé dix ans la peur au ventre de perdre mon seul bien», avait clamé Enrico Macias en mai au procès. Lundi, même si plaie d'argent n'est pas mortelle, il a quitté le tribunal sans un mot, visiblement abattu.

Le monde tourne vraiment à l'envers...

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