#BalanceTonPorc : Le premier homme visé s'excuse - Les Infos Videos
Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Les Infos Videos

Les Infos Videos

Le meilleur des Infos et des videos du moment. Retrouvez toutes les news 24h/24 et 7j/7.

#BalanceTonPorc : Le premier homme visé s'excuse

Accusé par Sandra Muller de l'avoir agressée verbalement, Éric Brion, ex-directeur de la chaîne Equidia, exprime dans Le Monde ses regrets après ses «propos déplacés». «Faute avouée, à moitié pardonnée», a répondu sur Twitter la journaliste à l'origine du hashtag #BalanceTonPorc.
 
Le 13 octobre dernier, deux tweets publiés par une journaliste française, Sandra Muller, et un mot-dièse - #BalanceTonPorc - ont délenché une prise de conscience tout en libérant la parole de milliers de femmes. En pleine affaire Weinstein du nom du producteur hollywoodien accusé d'agressions sexuelles, le hashtag #BalanceTonPorc s'est inscrit dans un mouvement plus large de dénonciation des faits de harcèlement sexuel, couronné le 6 décembre par la remise du titre de «personnalité de l'année» par le Time Magazine aux femmes ayant osé s'exprimer.
 
Depuis ce samedi automnal, le premier homme accusé d'être un «porc» ne s'était jamais exprimé. C'est désormais chose faite par le biais d'une tribune publiée dans Le Monde. Eric Brion, ancien directeur général d'Equidia, chaîne de télévision spécialisée dans le monde du cheval, reconnaît avoir «tenu des propos déplacés» envers Sandra Muller, qui lui «plaisait», «lors d'un cocktail arrosé très tard dans une soirée, mais à une seule reprise». «Je ne veux certainement pas me disculper de ma goujaterie d'alors. Je lui réitère ici mes excuses», écrit celui qui se présente désormais comme consultant.
 
Selon les propos rapportés par la journaliste, il l'avait interpellée de la sorte : «Tu as de gros seins. Tu es mon type de femme. Je vais te faire jouir toute la nuit.»
 
Tout en assurant être aujourd'hui «favorable» à «la libération de la parole» dont le tweet de Sandra Muller a été le moteur, Eric Brion interroge toutefois : «les conséquences ne sont-elles pas disproportionnées ?». Il cite des «insultes» à son égard ainsi qu'une «quasi-impossibilité de travailler» depuis ce 13 octobre. Le quinquagénaire estime qu'il s'agissait d'une «drague lourde» et pas d'un «harcèlement sexuel au boulot», arguant qu'il aurait «préféré que la balance de la justice tranche dans cette affaire». «Je réclame le droit à la vérité et à la nuance», martèle celui qui dit avoir «pris conscience de l'ampleur du chantier qui s'est ouvert».
 
Sur Twitter, Sandra Muller a salué les excuses d'Éric Brion. «Le mien [mon porc] s'est excusé dans Le Monde où nos versions sont côte à côte», écrit-elle, faisant référence à sa propre tribune également publiée dans le journal. «Faute avouée à moitié pardonnée. Pour l'autre moitié, du travail collectif afin de faire avancer la société. Tous ensemble», dit-elle. «Je ne m'acharne pas, il faut savoir pardonner». Dans le journal, elle estime que désormais, une nouvelle ère s'est ouverte, «celle de la parole libérée et de l'écoute». «Il s'agit d'en faire bon usage et de ne pas balancer pour balancer.»

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article