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France Télé "mise en demeure" pour la séquence de ONPC ayant opposé Christine Angot à Sandrine Rousseau sur les violences faites aux femmes

France Télé "mise en demeure" pour la séquence de ONPC ayant opposé Christine Angot à Sandrine Rousseau sur les violences faites aux femmes
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) est monté au créneau, ce mercredi 20 décembre, à propos de la façon dont les femmes sont traitées dans les médias audiovisuels. L’instance a mis en demeure France Télévisions après la séquence controversée d’octobre dernier entre Christine Angot et Sandrine Rousseau dans l’émission « On n’est pas couché ».
 
Le CSA tape sur les doigts de France Télévisions. L’autorité de régulation de l’audiovisuel a rappelé à l’ordre, ce mercredi 20 décembre, le groupe public après la séquence controversée d’octobre dernier entre Christine Angot et Sandrine Rousseau sur le plateau de l’émission On n’est pas couché.
 
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a « mis en demeure » France Télévisions pour « manquement » à sa « responsabilité particulière en matière de lutte contre les violences faites aux femmes » lors de l’émission de Laurent Ruquier, programmée sur France 2. Une décision préalable à une éventuelle sanction.
 
Le CSA a notamment critiqué un « choix de montage trompeur » de cette émission diffusée le 30 septembre : la production a enlevé du montage final une séquence où la chroniqueuse Christine Angot quittait le plateau, mais a conservé des séquences où l’invitée, l’ex-députée EELV Sandrine Rousseau, « n’a pu masquer son émotion » face aux « propos tenus par les deux chroniqueurs ».
 
L’ancienne députée était venue présenter un livre dans lequel elle revient sur l’affaire Denis Baupin, ancien député écologiste contre qui elle avait porté plainte pour agression sexuelle (des faits non poursuivis car prescrits). Christine Angot, écrivaine elle-même victime d’inceste, s’était emportée contre Sandrine Rousseau.
 
Plusieurs centaines de téléspectateurs avaient saisi le CSA après l’émission, tout comme la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa.
 
Selon l’autorité, les interventions de l’animateur Laurent Ruquier pendant la séquence ont également « été caractérisées à plusieurs reprises par une attitude de complaisance à l’égard du parti-pris choisi par les chroniqueurs attitrés de l’émission s’agissant d’un sujet particulièrement grave et douloureux ».
 
Le groupe public n’a pas souhaité commenter cette décision. « Ce que vous avez vu n’est rien d’autre que la vie », s’était défendu Laurent Ruquier dans son émission la semaine suivante, estimant que c’était « deux victimes » qui exprimaient « leur douleur ».
 
Également à propos de la façon dont les femmes sont traitées dans les médias audiovisuels, le CSA a, par ailleurs, infligé une amende d’un million d’euros à la station NRJ, pour un canular diffusé en décembre 2016 dans l’émission de l’animateur Cauet.
 

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