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"Unité 42" la série belge dont France 2 veut faire un succès sera lancée le lundi 15 janvier à 20h55

"Unité 42" la série belge dont France 2 veut faire un succès sera lancée le lundi 15 janvier à 20h55

Lundi 15 janvier à 20h55, France 2 lancera une nouvelle série d'origine belge.

On le sait, le polar belge a le vent en poupe. Après La Trêve (l’an dernier sur France 2) et Ennemi public, la série Unité 42, nouvelle production de la RTBF, arrive en France. Entre terrain et virtuel, les enquêtes d’une équipe de flics spécialistes en cybercriminalité.
 
L’idée de cette série est venue, dit-on, d’Annie Carels, l’une des trois scénaristes, dont le mari travaille chez Microsoft sur les technologies du futur. Restait à faire tenir ensemble d’une part la fascination pour la cybercriminalité, ses arcanes, son langage un peu ésotérique et, d’autre part, le spectacle grand public. « Avant d’écrire, explique Charlotte Joulia (la deuxième des trois), nous avons rencontré des spécialistes et des flics de la Computer Crime Unit (CCU) de Bruxelles. On venait avec des ébauches d’histoires, on développait des cas, et eux nous donnaient des pistes et des recommandations. Et puis, ils relisaient nos scénarios pour vérifier que tout était vraisemblable. » À l’origine, le personnage principal était Billy Vebber, raconte Julie Bertrand, la troisième, puis cela a évolué vers un duo, « mais les pôles ont été inversés : la spécialiste de l’informatique, c’est elle. Dans Castle ou Mentalist, celui qui amène l’originalité est toujours un homme. On a voulu changer ce schéma et montrer des modèles féminins différents : une flic qui ne soit pas en brushing et perchée sur des talons pour courir derrière les criminels. »
 
L’autre originalité d’Unité 42 – et elle est de taille dans le contexte culturel belge –, est qu’à ce trio de scénaristes wallonnes a été associé un trio de réalisateurs flamands (Roel Mondelaers et Hendrik Moonen, pilotés par Indra Siera, qui signe les trois premiers épisodes et le dixième et dernier), faisant de la série un véritable polar bruxellois. Indra Siera a apporté sa sensibilité et son savoir-faire d’artisan de la série télévisée (dans ce domaine, on le sait, la Flandre possède une indéniable longueur d’avance sur la Wallonie) : « Moi, j’aime proposer des choses étranges en termes de musique et d’images. Je voulais que Bob (Tom Audenaert) ait une femme africaine, que Nassim (Roda Fawaz) soit gay. Je voulais que l’équipe ait vraiment un passé et un futur, que les personnages soient plus développés et que leur histoire soit plus fluide à travers les épisodes. Pour moi, c’était vraiment nécessaire car c’est leur histoire qu’on va suivre. Je ne voulais pas d’un concept de série policière à l’ancienne. Même si chaque épisode présente une enquête, on a besoin d’avoir une arche plus longue qui permette de développer chaque rôle et nous entraîne à travers les épisodes. C’est ce qui fait que, maintenant, j’aime vraiment tous les personnages, leurs problèmes personnels, leurs particularités. Cela rend l’histoire plus belle, je crois. (…) Pour moi, c’est une série sur la ville de Bruxelles et cela doit être très humain. Même les meurtriers doivent être humains. (…) Il faut qu’on s’interroge à la fin. C’est comme le fait d’écouter de la musique triste, cela te rend encore plus triste mais cela te soulage en même temps. Il ne faut pas seulement rester dans le divertissement. »
 
Au-delà, il y avait l’envie de faire vivre une certaine idée du « brassage belge » (si l’on ose dire), envie sur laquelle toute l’équipe est tombée d’accord, à commencer par le producteur John Engel (Leftfield Venture) : non seulement mêler techniciens, acteurs et réalisateurs flamands et francophones mais aussi « faire naître un projet ethniquement varié, avec une vraie diversité et une vraie multiplicité dans la façon de voir la population, avec des intervenants dans différentes langues. » Y compris… la langue des signes, puisque c’est une comédienne sourde et muette (Danitza Athanassiadis) qui incarne la médecin légiste Alice. « C’est l’idée d’Indra de jouer sur la poésie du silence dans le cadre de la morgue… »
 
L’Unité 42 : quatre caractères :
 
-Le jeune électron libre : Billy Vebber (Constance Gay) est une geek autodidacte et surdouée devenue flic mais conservant de son passé de « hackeuse » un certain anticonformisme et, à l’occasion, un art de contourner les règles et les procédures. Son sens de la répartie et de la dérision est presque aussi redoutable que son habileté à résoudre les problèmes les plus tordus.
-Le vieux routier : Bob Franck (Tom Audenaert) est un flic de terrain solide, compétent et chaleureux, c’est aussi un camarade solidaire, protecteur et bienveillant et un caustique qui ne s’en laisse pas conter, qui sait relativiser et dont l’humour – souvent noir – fait mouche.
-L’intello : Nassim Khaoulani (Roda Fawaz) est méticuleux, dévoué, honnête respectueux du règlement, parfois susceptible, souvent maladroit. Mais c’est aussi une encyclopédie vivante qui ne sait pas résister à un défi intellectuel… ni à un jargon technique peu compréhensible.
-Le chef d’équipe : à leur tête, l’inspecteur Hélène (Hélène Theunissen) a placé Sam Leroy (Patrick Ridremont), un flic de la vieille école, autoritaire, taiseux et charismatique. Mais s’il croit en sa mission et en la justice, Leroy est un homme à cran, un père veuf dépassé par l’éducation de ses enfants, dévasté et hanté par la mort de sa femme, et un policier qui menace d’exploser quand il se sent impuissant…
 
Unité 42, « c’est le surnom que l’équipe s’est donnée en référence au livre de Douglas Adams, Le Guide du voyageur galactique (1979). Dans ce livre, Douglas Adams explique que 42 est un nombre parfait qui apporte la réponse à de nombreuses questions : “ 42 est l’ultime réponse à la question de la vie, de l’univers et de tout ” » (John Engel).

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