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Soirée Martin Luther King avec la diffusion du film "Selma", le jeudi 5 avril à partir de 20h55 sur France 3

Soirée Martin Luther King avec la diffusion du film "Selma", le jeudi 5 avril à partir de 20h55 sur France 3

Le jeudi 5 avril à partir de 20h55, France 3 proposera une soirée spéciale consacrée à Martin Luther King avec la diffusion du film "Selma", suivi de deux documentaires "La longue marche de Martin Luther King" et "Crisis".

« L’Amérique a donné au peuple noir un chèque en bois qui est revenu avec l’inscription “Provisions insuffisantes” » (Martin Luther King).
 
Cent ans après la proclamation d’émancipation de 1863, le mouvement des droits civiques exigea que soient honorées les promesses. Un film – Selma – et un documentaire – La Longue Marche de Martin Luther King – retracent deux moments-clés de cette lutte qui transforma la société américaine… mais soulignent de façon à peine voilée que, cinquante ans plus tard, le chèque n’est toujours pas endossé.
 
20h55 Selma d'Ava DuVernay
 
Le révérend Martin Luther King était étrangement délaissé par le cinéma. Une lacune inexplicable tant cette figure semblait faite pour le biopic – mais ce dont beaucoup se réjouissaient, pourtant, redoutant la grande machine à laver hollywoodienne. En 2014, à l’occasion des cinquante ans du Civil Rights Act, c’est Ava DuVernay – après que soient évoqués les noms de Steven Spielberg, Stephen Frears, Spike Lee ou Michael Mann – qui s’essayait à l’exercice. Noire, originaire de l’Alabama, issue du cinéma indépendant, la réalisatrice avait de quoi rassurer les inquiets – ainsi que la présence d’Oprah Winfrey à la production. De fait, elle s’en sort très honorablement, délaissant justement la biographie proprement dite et choisissant, dans une trajectoire d’une richesse exceptionnelle – bien qu’interrompue à seulement 39 ans –, un épisode particulier : la marche (ou plutôt les marches) de Selma à Montgomery – via le fameux pont Edmund Pettus – en 1965. Du même coup, la réalisatrice peut se concentrer sur les faits et les situations concrètes d’une action militante qui échappe ainsi à l’hagiographie.
 
Le concret, c’est bien ce qui résume toute l’affaire. Et un constat dressé par le mouvement des droits civiques : malgré le Civil Right Acts signé dans la foulée de la « Marche sur Washington pour l’emploi et la libertés » et mettant fin à la discrimination raciale aux États-Unis, les droits des Noirs ne sont qu’une fiction si ceux-ci ne peuvent exercer leur droit de vote. Or, dans bon nombre d’États, les Afro-Américains sont empêchés de s’inscrire sur les listes électorales par l’intimidation, l’obligation d’être parrainés, les chicaneries sans fin. Et Selma (Alabama) en est le symbole avec… 1 % des Noirs inscrits !
 
Mais le film est également passionnant quand il montre les tensions qui se font jour à Selma entre la Southern Christian Leadership Conference (SCLC, à laquelle appartient King) et le Student Non-Violent Coordinating Commitee (SNCC) et ce qu’est l’action non-violente du révérend. Il faut voir MLK (David Oyelowo, impressionnant) en résumer les principes : négocier, manifester, résister. Et éveiller les consciences des Blancs. Pour cela, il faut du spectaculaire. Dans ce domaine, le shérif Jim Clark, aussi crétin, buté et violent que l’était Eugene « Bull » Connor à Birmingham, et le gouverneur George Wallace fourniront une aide précieuse. Ce sera le « Bloody Sunday » : 70 millions de téléspectateurs découvrant sur CBS les images des manifestants de Selma gazés, matraqués et tabassés par les policier, ainsi que quelques « braves » citoyens blancs.
En somme, loin de l’attitude passive injustement caricaturée par Malcolm X, la non-violence de King est une véritable stratégie de combat exploitant quand cela est possible les fautes de l’adversaire. Quand elle ne l’y pousse pas… Certains, du reste, ne s’y sont pas trompés, tels J. Edgar Hoover, patron du FBI, qui voyaient dans le prix Nobel de la Paix 1964 « une pourriture sur le plan de l’idéologie et des mœurs ». Hommage du vice à la vertu…
 
Avec David Oyelowo, Carmen Ejogo, Tom Wilkinson, Common, Tim Roth, Wendell Pierce et Dylan Baker.
 
23h00 La Longue Marche de Martin Luther King (documentaire)
 
Le documentaire de John Akomfrah, réalisé à l'occasion du cinquantième anniversaire de la « Marche sur Washington pour l'emploi et la liberté », invite à remonter le temps, en amont des événements relatés dans Selma, et illustre une autre date-clé du mouvement des droits civiques. Sans doute mieux connu aujourd'hui que le « Blood Sunday », le 28 août 1963 reste le jour où Martin Luther King prononça le célèbre et inoubliable « I have a dream » devant plus de 200 000 personnes, lors de ce qui reste encore l'une des plus grandes manifestations politiques de l’histoire des États-Unis.
 
L'arrivée au pouvoir, en 1961, de John F. Kennedy avait suscité un grand espoir parmi les Noirs. Espoir vite déçu par les atermoiements d'un président qui ne semble pas de taille à lutter contre les ségrégationnistes du Congrès. Le 11 juin 1963, Kennedy prononce un discours historique annonçant un projet de loi destiné à mettre fin à la ségrégation. Dans un climat fait d'assassinats de militants noirs, de violences racistes et de provocations de la part des ségrégationnistes, le révérend King décide de prendre Kennedy au mot et de l'« aider » à tenir promesse en exerçant une pression sur lui. Une marche sur Washington est prévue pour le 28 août suivant. Les démocrates craignent des émeutes...
 
Cinquante ans plus tard, le film donne la parole à ceux qui ont participé de manière active à son organisation, militants d'associations anti-ségrégationnistes, marcheurs, acteurs de cinéma comme Harry Belafonte ou Sydney Poitier, etc. Le film décrit surtout la féroce opposition de l’administration Kennedy et du FBI de J. Edgar Hoover à cette démonstration de force, surtout par crainte des débordements.
 
0h40 Crisis (documentaire)
 
En juin 1963, le président John F. Kennedy doit faire face à l’un des conflits les plus explosifs de son administration : en dépit d'une décision judiciaire fédérale, le gouverneur George Wallace empêche personnellement deux étudiants noirs d'entrer à l'université « toute blanche » d’Alabama. Pleinement satisfait du travail réalisé sur Primary, Kennedy autorise Robert Drew et son équipe à suivre le déroulement de la crise de l’intérieur même de la Maison-Blanche.
 
Film majeur du cinéma direct américain, tourné au cœur du Bureau ovale et de l’intimité de JFK et de son frère Robert Kennedy, alors ministre de la Justice, Crisis demeure le premier et unique film à capturer de manière si personnelle les décisions au plus haut sommet de l’État...

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