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Election au Brésil : Bolsonaro ou la revanche du « Brésilien moyen »

Parlementaire méprisé par ses pairs, réputé pour ses outrances et sa vulgarité, l’ancien militaire, élu président dimanche, a bénéficié du glissement de l’électorat vers le vote protestataire.
 
Dans son bureau de député, les murs sont encore tapissés de portraits de ceux qu’il considère comme les « héros de la patrie » : Humberto Castelo Branco, Artur da Costa e Silva, Emilio Garrastazu Medici, Ernesto Geisel et Joao Figueiredo. Les généraux au pouvoir pendant la dictature militaire au Brésil, de 1964 à 1985. « Une révolution démocratique », selon lui, dont l’erreur fut « de torturer au lieu de tuer ».
 
Mais ce dimanche 28 octobre, Jair Bolsonaro a quitté son officine étriquée. Il n’est plus ce parlementaire méprisé par ses pairs, réputé pour ses outrances et sa vulgarité. Prenant la stature d’un homme d’Etat, il préfère annoncer son triomphe dans le décor épuré d’une pièce de son domicile, sur Facebook Live, se faisant le sauveur d’un Brésil qu’il prétend défendre contre la menace « communiste » et la « perversité » du monde moderne.
 
Pourfendeur d’ennemis imaginaires, le représentant de l’extrême droite a remporté la bataille. Ce nostalgique du régime militaire, raciste, paranoïaque, homophobe et misogyne vient d’être élu président du Brésil avec 55 % des voix face à son adversaire de gauche, Fernando Haddad, et prendra ses fonctions le 1er janvier.
 
Le capitaine de réserve, ancien membre indiscipliné de la brigade d’infanterie parachutiste, a-t-il séduit un Brésil plein de fureurs, grâce à ses invectives contre la gauche et le Parti des travailleurs (PT) ? En raison de son discours moraliste et punitif ? Ou pour son profil « antisystème », promettant d’en finir avec une oligarchie au pouvoir depuis trop longtemps ? Sans doute pour tout cela à la fois.
 
« Jair Bolsonaro est brut, sec. Il dit des gros mots et se montre agressif sur la forme. Il représente le Brésilien moyen qui, comme lui, s’indigne de la situation du pays », pense Adriano Gianturco, professeur de sciences politiques à l’Ibmec, institut d’études supérieures dans l’Etat du Minas Gerais.
 
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