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Insultes, prises à partie... La presse dénonce les "dérives" des Gilets jaunes

L'acte XIV du mouvement des Gilets jaunes a été marqué par plusieurs incidents ce week-end et les condamnations sont unanimes dans les médias.

Le philosophe Alain Finkielkraut insulté samedi, une de de leurs figures Ingrid Levavasseur prise à partie dimanche : le mouvement des "gilets jaunes" s'est écarté de son cours originel", déplore lundi la presse qui l'appelle à "nettoyer" ses rangs.

"Le ménage, voilà bien le moyen de stopper la spirale nauséabonde dans laquelle se trouvent les gilets jaunes", recommande Alexandra Schwartzbord dans Libération, en observant que le mouvement "pas homogène" et qui "regroupe des personnalités disparates" est "infiltré" par certaines franges de l'ultragauche et de l'ultradroite.

"Il est temps que les gilets jaunes des débuts fassent entendre leur voix. Et surtout que leurs leaders ou porte-parole, Priscillia Ludosky, Maxime Nicolle ou Eric Drouet, se désolidarisent publiquement des abrutis qui les salissent et salissent le pays", insiste l'éditorialiste.

Dans L'Est Républicain, Sébastien Georges remarque qu'"une partie de ceux qui manifestent n'a plus rien à voir avec le peuple présent sur les ronds-points le 17 novembre".

"Le bilan des derniers jours illustre les dérives avec des meneurs planqués derrière des masques, des foulards et cagoules pour en découdre, déplore-t-il.

Le mouvement fait face à une "lente décrue", note Jean-Christophe Ploquin dans La Croix.

Une majorité de Français (52%, +15) estime que les "gilets jaunes" "doivent maintenant cesser leur mouvement et leurs actions (manifestations, blocages etc.)", selon un sondage Ifop pour le JDD publié dimanche. Ils étaient 37% à penser la même chose un mois plus tôt.

"Trois mois après son surgissement, cette vague de colère et de fatigue sociales (...) reste marquée par des actions violentes et des expressions de haine qui dénaturent l'élan originel", selon La Croix.

"Que retient-on de ce quatorzième samedi de manifestations si ce n'est la violente agression verbale dont a été l'objet Alain Finkielkraut?", se demande Cécile Cornudet dans Les Echos.

Dans le Journal de la Haute-Marne, Christophe Bonnefoy, lui, a retenu l'image d'Ingrid Levavasseur contrainte de quitter le cortège après avoir été insultée.

"Des insultes, encore des insultes... qui non seulement décrédibilisent ceux qui les ont lancées, mais font passer au second rang les revendications initiales", déplore-t-il.

"La colère n'excuse pas tout, surtout quand, au fil des semaines, on ne sait même plus de quelle colère on parle".

Pour Stéphane Siret, de Paris-Normandie, "le mouvement poursuit sa mue vers une forme évidente de radicalisation".

"On attendrait des +vrais+ gilets jaunes qu'ils condamnent fermement ce poison", espère-t-il. C'est devenu "un défouloir", regrette Paul Caraci dans Midi Libre.

"Après les samedis de violences qui ont brouillé le message des +gilets jaunes+, leur mobilisation moindre laisse plus de place aux parias de la République.

Antisémites, xénophobes et autres casseurs des extrêmes trouvent ici un écran à maculer de leurs vomissures intolérables".

"Stop, voudrait-on crier, comme devant un chien fou, attendant sans y croire l'effet d'une brutale intimidation", espère-t-il aussi.

Dans le Courrier Picard, le dessinateur Alex représente l'ancien président Nicolas Sarkozy remettant un nettoyeur de marque Kärcher à un "gilet jaune". "Jamais servi... je vous l'offre pour nettoyer vos rangs de la racaille".

En juin 2005, alors ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, s'était rendu à la cité des "4.000" à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) où un adolescent avait été tué par des balles perdues.

"Dès demain, on va nettoyer au Kärcher la cité des 4.000", avait-il lancé à l'adresse des habitants. Des propos qui lui seront reprochés mais qu'il assumera.

Avec ou sans Kärcher, les Gilets jaunes feront-ils enfin le ménage dans leurs rangs ?

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