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Mésaventure : Bloqués à l’aéroport de Djerba pendant 43 heures, ces Nordistes ne sont pas près d’oublier leur retour de vacances

Officiellement pour cause d’intempéries, environ cinq cents passagers n’ont pas pu embarquer à Djerba. Les cent dix vacanciers qui rentraient à Bruxelles sont les plus chanceux : ils ont pu rentrer les premiers, avec… 43 heures de retard. Récit d’un cauchemar.
 
Ce lundi soir, les cent dix passagers du Djerba-Bruxelles affrété par Tunisair respirent à nouveau. Samedi, lorsqu’il est arrivé à l’aéroport avec son fils, au terme d’une bonne semaine de vacances, Benoît, habitant de Wattignies, qui figurait parmi eux, ne se doutait pas de la galère qu’il allait vivre.
 
« Notre avion devait décoller à 14h45. À la porte de l’embarquement, on annonce que l’avion a du retard. Des techniciens interviennent sur l’avion. Un deuxième avion est finalement affrété, dans lequel nous embarquons. Mais le pilote refuse de décoller pour cause de perturbations. » C’est là que le cauchemar commence.
 
Le personnel ayant dépassé son quota d’heures de travail, l’avion est finalement annulé. « On doit repasser la douane, récupérer nos bagages, prendre le bus. Il y a des bébés, des personnes âgées, une femme en fauteuil. Il faut les aider ». Les passagers sont acheminés vers un hôtel rouvert pour l’occasion. « Il faisait froid, on n’avait pas mangé. On nous a servi un peu de poulet ». Le lendemain, tout le monde est reconduit à l’aéroport, pour un vol à midi. Réenregistrement des voyageurs et bagages. « Des airbus décollent mais le nôtre non. C’est un Boeing et il y a trop de vent pour les Boeing », raconte Benoît qui a obtenu des explications depuis.
 
À ce moment-là, les passagers craquent. L’après-midi est bien avancée et personne n’a mangé depuis le matin. « On a commencé à prendre les micros et à crier : on veut un responsable ! » Céline, d’Hallennes-lez-Haubourdin, qui est là avec son mari et deux enfants de 5 et 3 ans, raconte : « A la fin, on laissait les enfants faire des karaokés au micro. » Plus aucun salarié de l’aéroport n’ose s’aventurer dans la salle d’embarquement. Un malheureux représentant de Tunisair se dévoue enfin à venir donner des explications et c’est l’émeute. « Ça a vraiment chauffé très fort ! » « Il y avait une femme en fauteuil roulant tout en noir qui venait de perdre son mari et était venue ramener ses cendres en Tunisie. Elle était perdue. Un passager tunisien a pris le micro spontanément pour s’excuser au nom de son pays. », raconte Céline.
 
Finalement, aucun avion ne décolle non plus dimanche, et tout le monde doit repartir, le ventre vide, dans un autre hôtel cette fois. Ce lundi matin, ils auront tous été réveillés à 5h30, pour finalement décoller vers 15h.
 
Quatre cents passagers pour Nice, Orly et Nantes étaient, eux, toujours coincés ce lundi soir.

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