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Canal+ : Un gourou débouté de sa plainte en diffamation

Canal+ : Un gourou débouté de sa plainte en diffamation

Il accusait un reportage de Canal+ de le dépeindre à tort en gourou dangereux fasciné par la mort : le fondateur de "l'Eglise essénienne" a été débouté mardi à Nanterre et condamné à verser des dommages et intérêts à ceux qu'il attaquait en diffamation.

Dans un reportage baptisé "Les gourous de l'apocalypse" diffusé en 2012 dans l'émission "Spécial investigation", les journalistes Marina Ladous et Roméo Langlois se penchaient sur plusieurs groupes à caractère sectaire à quelques jours de la supposée fin du monde prévue selon le calendrier Maya le 21 décembre 2012.

Les Esséniens, fondés par Olivier Martin alias "Manitara", faisaient partie des groupes étudiés.

"On n'invente pas ce qu'on a filmé et on n'a pas été sensationnaliste non plus parce qu'il aurait été très facile pour nous de l'être", avait fait remarquer à l'audience Marina Ladous.

Avec Roméo Langlois, elle avait notamment eu recours à une caméra cachée pour filmer une cérémonie en Espagne. M. Martin reprochait notamment aux journalistes d'avoir comparé son culte à l'Ordre du temple solaire - dont 74 adeptes se sont donné la mort entre 1994 et 1997 - et avec la meurtrière secte japonaise Aum, ou encore de l'accuser d'avoir une fascination pour Hitler.

"Le contenu de la plainte évoque l'infraction de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe en raison de leur appartenance à une religion", a précisé la présidente du tribunal en donnant lecture de la décision.

Mais "aucun propos n'est visé précisément", a-t-elle ajouté, rendant la plainte non conforme. En outre, selon Olivier Martin, le reportage serait diffamatoire mais aussi "de nature à inciter à la discrimination".

Or "diffamation et provocation à la discrimination sont inconciliables", a indiqué le tribunal. "La partie civile a agi de mauvaise foi en rédigeant une plainte aussi confuse, a estimé le tribunal, et elle a abusé de son droit".

Le tribunal a donc condamné Olivier Martin à payer 2.000 euros de dommages et intérêts à chacun des cinq prévenus.

Outre les deux journalistes auteurs du reportage, sont concernés l'ancien directeur de publication de Canal + Rodolphe Belmer ainsi que l'ex-patron de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) Georges Fenech et un journaliste de la Dépêche du Midi. Ces deux derniers étaient poursuivis du fait de propos tenus dans le reportage.

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