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Tags antisémites dans le RER C : Le suspect jugé samedi à Paris

Une autre procédure judiciaire, pour "provocation à la haine raciale", se poursuit par ailleurs à son encontre.
 
Interpellé en milieu de semaine, un sexagénaire soupçonné d'être l'auteur d'une cinquantaine de tags à caractère antisémite sur la ligne du RER C doit être jugé samedi à Paris pour "dégradations de biens d'utilité publique", a appris l'AFP de source judiciaire.
 
L'homme, un employé du conseil départemental des Yvelines selon plusieurs médias, a été déféré vendredi soir au parquet de Paris qui a décidé de la faire juger en comparution immédiate samedi après-midi devant le tribunal de grande instance de Paris.
 
Si ce dernier demande le renvoi à une date ultérieure, le tribunal devra statuer sur son éventuel placement en détention provisoire dans l'attente de son procès.
 
Une autre procédure judiciaire, pour "provocation à la haine raciale", se poursuit par ailleurs à son encontre.
 
Il avait été interpellé mercredi en flagrant délit par des agents de la sûreté ferroviaire peu après 6h du matin en gare de Versailles Rive Gauche, avait indiqué une porte-parole de SNCF Transilien.
 
Les jours précédents de nombreux tags antisémites (croix gammées et insultes) inscrits sur les murs des gares ou des trains du RER C avaient été relevés par la SNCF.
 
Il y a très vite eu "une forte présomption" qu'un seul homme était l'auteur de ces graffitis, réalisés sur une dizaine de jours, avait précisé cette porte-parole.
 
Des agents de la sûreté ferroviaire ont alors visionné la vidéosurveillance et ont repéré un homme agissant au petit matin sur des armoires électriques.
 
Il a ensuite été surpris mercredi en gare de Versailles Rive Gauche où il a été interpellé avant d'être remis aux policiers de la brigade des réseaux franciliens (BRF).
 
Le suspect a aussitôt reconnu les faits et a admis "une cinquantaine de tags", a déclaré la porte-parole.
 
La SNCF a porté plainte pour "dégradation" et "incitation à la haine".
 

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