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Gilets jaunes : Dix mois avec sursis requis contre un homme pour violence envers un journaliste

Gilets jaunes : Dix mois avec sursis requis contre un homme pour violence envers un journaliste

Dix mois d'emprisonnement avec sursis et une obligation de soins ont été requis contre un homme de 29 ans accusé de "violence commise en réunion" à l'encontre d'un journaliste lors d'une manifestation de "gilets jaunes" à Toulouse.

Le 24 novembre 2018, sur la place du Capitole, des journalistes de C-News et de BFM-TV sont verbalement et physiquement pris à partie par une centaine de manifestants à l'occasion de l'acte 2 du mouvement.

"D'abord des insultes comme +médias collabos+, des crachas et puis des coups de pieds d'au moins trois personnes", raconte devant le tribunal correctionnel Jean-Luc Thomas, journaliste à C-News, qui a porté plainte immédiatement.

Sur une vidéo prise par un témoin, il va reconnaître deux personnes dont les photos seront transmises aux policiers qui patrouillent dans la ville. Guillaume H. sera interpellé le 6 janvier.

"Je ne suis pas un casseur, je me suis retrouvé par hasard pris dans la foule, j'ai trébuché et j'ai heurté M. Thomas", affirme le prévenu à la barre.

Une version légèrement différente de ses déclarations en garde à vue et lors de deux confrontations au cours desquelles il avait reconnu avoir donné "involontairement" un coup de pied dans le sac à dos du journaliste.

"Ca fait 25 ans que je suis journaliste, et c'est la première fois de ma vie que je vois cette haine dans les yeux des gens, la première fois que j'ai vraiment peur", témoigne M. Thomas, précisant qu'il a eu un arrêt de travail d'un mois et demi et subit toujours des "syndromes post-traumatiques". 

Mais pour la défense du prévenu, "rien dans le dossier ne permet d'affirmer que le coup porté était volontaire".

Une expertise psychiatrique réalisée sur Guillaume H. a montré qu'il souffrait de troubles psychotiques, d'angoisses élevées, qu'il était influençable et replié sur lui-même, selon la présidente de l'audience.

"Il a passé toute son enfance en famille d'accueil, il a fait de la rue, et fait aujourd'hui l'objet d'une mise sous curatelle renforcée", explique à la barre sa curatrice, précisant que le prévenu refuse de se faire soigner.

"Il doit se faire soigner, oui, mais ça c'est autre chose et ce n'est en aucun cas une preuve de culpabilité", plaide Me Audrey Benhamou-Levy. Mais pour la procureure, le "geste du coup de pied était intentionnel", et la violence donc "volontaire".

Elle a requis à l'encontre de Guillaume H. 10 mois d'emprisonnement assortis de sursis avec mise à l'épreuve, une obligation de soins, une interdiction d'entrer en contact avec la victime et une interdiction à assister à des manifestations. Le délibéré est prévu le 10 mai.

Source Ouest-France

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