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Anthony Dupray (Derniers baisers) : « Je travaille à un retour de Premiers baisers »

Dans les années 90, Anthony Dupray a marqué le public à travers son rôle dans Premiers baisers. Vingt-cinq plus tard, le comédien est à l’affiche de Derniers baisers, pièce inspirée de la sitcom culte d’AB Productions où il partage l’affiche avec Magalie Madison, l’inoubliable Annette. Il se confie au près de Toute la Télé sur son projet de relancer la série et revient sur son parcours à la télévision.

Benoît Mandin : Vous êtes actuellement à l’affiche de Derniers Baisers à La Grande Comédie. La pièce est inspirée de Premiers Baisers. Comment est venue cette idée ?
 
Anthony Dupray : L’idée m’est venue lors d’une tournée que je faisais pour le théâtre il y a trois ans. J’ai été touché par la nostalgie des spectateurs. Que ça soit le public ou les journalistes que je rencontrais, ils me disaient que cela leur rappelait de bons souvenirs. L’époque Premiers baisers leur évoquait des moments magnifiques. Je me suis dit : « Il faut penser à cette génération qui a grandi avec les sitcoms AB ». J’ai trouvé que de faire une pièce de théâtre était une bonne idée. J’ai commencé à travailler et à réfléchir sur l’angle à prendre pour arriver aujourd’hui à Derniers baisers.
 
Derniers baisers est centrée sur une ex-gloire des années 90, invitée à une journée organisée par ses fans. Comment expliquez-vous la nostalgie du public pour Premiers baisers ?
 
Premiers baisers est une madeleine de Proust. Ils rentraient de l’école, ils faisaient leur goûter et regardaient cette série-là. Cela a marqué toute une génération. À l’époque déjà, les gens disaient que les sitcoms étaient un phénomène de société. C’était nouveau. Les autres séries telles que Maguy et Pause Café n’étaient pas portées par des adolescents. Chez AB, le message était tellement positif et bienveillant que ça manque aujourd’hui à toute cette génération.
 
Comment qualifieriez-vous votre pièce Derniers baisers ?
 
Le public va être très surpris. Bien que l’on fait des références aux années 90, ce n’est pas du tout la pièce à laquelle ils s’attendent. Quand les gens sortent de la salle, ils sont très heureux. Ils ont passé un bon moment, car la pièce amène un message de tolérance, d’acceptation de l’autre et de comprendre avant de juger. Ce n’est pas qu’une pièce drôle, il y a des moments émouvants qui peuvent nous ramener à notre quotidien.
 
Le choix de donner la réplique à Magalie Madison, l’inoubliable Annette, est-il apparu comme une évidence ?
 
Magalie est une actrice géniale et une partenaire idéale. C’est un rayon de soleil ! Elle a aussi la voix mythique de Premiers baisers. Quand on pense à la série, celle-ci apparaît comme une référence. C’était un personnage tellement drôle et décalé que la pièce ne pouvait pas se faire sans elle.
 
Comment expliquez-vous que Premiers baisers ait pu autant marquer les Français ?
 
À l’époque, il y avait que six chaînes de télévision. Premiers baisers était un vrai rendez-vous. On faisait entre 40 et 45 points d’audience pour 8 millions de téléspectateurs donc forcément on a marqué toute cette génération. Ils voyaient tous les jours le Club Dorothée et les sitcoms AB. Avec Dorothée, on faisait aussi des primes pour les fêtes de fin d’année. On a occupé l’espace audiovisuel pendant de nombreuses années. Aujourd’hui, la télévision sert beaucoup de violence... Les séries comme Premiers baisers étaient un « petit bonbon ».
 
Autre sitcom AB, Hélène et les garçons a été relancée avec succès à travers Les Mystères de l’amour en 2011 sur TMC. Estimez-vous que Premiers baisers pourrait connaître un remake ?
 
Honnêtement, je pense que oui. J’ai commencé à travailler sur une suite de Premiers baisers. On peut revenir avec une série qui serait différente de l’époque. C’est une bonne idée de faire un retour et j’espère que ça verra le jour prochainement.
 
Avez-vous déjà des contacts dans ce sens avec Jean-Luc Azoulay, producteur des sitcoms AB ?
 
Il doit venir prochainement voir la pièce. Je viens de faire l’émission de Jacky (membre du Club Dorothée, ndlr) sur IDF1. C’est avec lui que j’ai fait mes débuts dans le Jacky Show (diffusé de 1987 à 1995 sur TF1, ndlr). Pour le projet de relancer Premiers baisers, j’en ai discuté avec Jean-Luc et cela peut se faire.
 
À l’image du duo que vous formiez dans la série, Christophe Rippert (interprète de Luc, ndlr) a-t-il été approché ?
 
Il doit venir début juin. Je l’ai eu au téléphone et était très heureux de ce projet. Je sais que Christophe serait vraiment partant pour refaire une série. On était un duo de choc ! Cela me plairait de le retrouver à l’écran. Je suis en train de travailler dessus et j’espère que ça va se faire.
 
Premiers baisers s’est invité dans Les Mystères de l’amour en 2013. Magalie Madison est apparue en couple avec Bruno Le Millin (interprète de Monsieur Girard, ndlr). Qu’en avez-vous pensé ?
 
Cela m’a fait rire. Connaissant Jean-Luc Azoulay, j’ai trouvé que c’était une bonne idée. Cela lui ressemblait bien et ça a fonctionné puisque tout le monde en a parlé. Le pari a été réussi donc bravo à lui (rires). Il ne faut pas oublier que ce sont des comédiens qui jouent des rôles.
 
Vous avez intégré Premiers baisers en 1993. Comment est née votre collaboration avec AB Productions ?
 
J’ai commencé à faire de la figuration, puis on m’a donné quelques phrases pour remplacer certains comédiens. J’ai été appelé pour faire un casting, car ils cherchaient un chanteur. À l’époque, Jean-Luc Azoulay, Ariane (membre du Club Dorothée, ndlr) et Rémy des Musclés souhaitaient une personne pour incarner leur chanson. J’ai enregistré ce single. Un mois après, je me suis retrouvé au Zénith en première partie d’Hélène. Un souvenir mémorable ! J’ai ensuite intégré Premiers baisers.
 
En plus de la comédie, étiez-vous vraiment prédestiné à devenir chanteur ?
 
Non, c’est arrivé par hasard. On m’a proposé de faire ce casting et je me suis dit pourquoi pas, car j’aimais beaucoup la musique. Je n’étais pas du tout musicien. On ne s’imagine pas que l’on va enregistrer un disque et faire Bercy onze fois de suite. Tout simplement, on le vit en profitant et en kiffant. Cela a été des instants de plaisir intense.
 
La série a connu deux spin-off : Les années fac et Les années bleues. Comment avez-vous vécu l’arrêt de l’ère AB en 1997 ?
 
J’aimerais voir les chiffres d’audience de l’époque, car je ne suis pas sûr que Les années bleues n’ont pas eu le succès attendu. Je crois que cela avait bien fonctionné. Il y a eu aussi l’arrêt du Club Dorothée suite à un conflit entre AB et TF1... C’est dommage, car j’ai revu des épisodes des Années bleues, et je trouve que c’est une bonne série. C’était décalé et drôle. Lors de l’arrêt, ça a été un pincement au coeur, mais on ne se rend pas vraiment compte que c’est terminé. Sur Les Années bleues, on avait signé quarante épisodes. On en a fait vingt et on nous a dit : « On fait une pause pour tourner les vingt prochains ». Et au final, on ne les a jamais faits... J’en ai profité pour me reposer et il faut se réinventer, travailler et aller chercher des choses que l’on n’avait pas développées en soi.
 
Avez-vous souffert d’une étiquette AB ?
 
C’était un peu plus compliqué pour faire quelque chose derrière. Au lieu d’en souffrir, je me suis dit : « Beh travaille, construis le comédien que tu es ». J’ai repris des cours, bossé avec d’autres professionnels et c’est revenu après. J’ai fait les bonnes rencontres. Cela m’a permis de tourner dans L’instit avec Gérard Klein et Le bleu de l’océan avec Mireille Darc. Mon entrée dans l’équipe de Navarro a été une période de ma vie fabuleuse.

Pour l'interview en intégralité :

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