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Au Havre, le village en carton sort du quai

Un été au Havre. La construction collective de la ville éphémère en carton imaginée par Olivier Grossetête a débuté mardi 25 juin 2019 dans l’après-midi sur le quai de Southampton. Chaque jour jusqu’à samedi, des bâtiments symbolique du Havre vont ainsi sortir du béton. Avant leur démolition, dimanche.
 
«Ok, vous allez faire de belles photos, mais venez plutôt donner un coup de main. » On dit que quand le bâtiment va, tout va. Et justement, sur le quai de Southampton, on embauche. Pour le simple plaisir de participer à une œuvre éphémère qui lancera la troisième saison d’Un Été au Havre. Mardi, aux alentours de 13 h, une cinquantaine de bénévoles ayant participé depuis trois semaines aux ateliers de préparation du chantier ont commencé à monter les premiers édifices de la ville éphémère en carton imaginée par Olivier Grossetête.
 
D’abord le phare. Guidés au mégaphone par leur chef de chantier d’un jour, les ouvriers bâtisseurs répètent à peu près tous les quarts d’heure le même geste. À l’intérieur de la tour, on porte à l’aide d’encoches taillées dans les cartons. À l’extérieur, on glisse le niveau suivant. Porté par l’enthousiasme de la fine équipe rejointe par des curieux désireux de s’associer à l’aventure, le phare s’élève, se déséquilibre pour se stabiliser sur son nouveau socle.
 
On s’applaudit. On scotche l’ensemble. Et ainsi de suite. Mardi soir, le phare, érigé pile dans la perspective du paquebot Aida, quai Roger-Meunier, devait atteindre sa taille définitive de 19,89 m.
 
Mais alors que tous les regards se concentrent sur cette tour, un autre bâtiment, se monte, carton après carton. Il s’agit cette fois d’un immeuble d’inspiration Perret avec arcades et balcon que les Havrais devraient découvrir ce matin.
 
Aujourd’hui mercredi, de cette expérience poétique, humaine et artistique, devrait naître la réplique de la cloche des dockers. Le point culminant de l’ensemble ne pouvait être que la reproduction de l’église Saint-Joseph. Il faudra en porter des cartons pour atteindre la hauteur vertigineuse de 36 m. Soit l’équivalent de la tour - réelle cette fois - la plus proche. Un bateau pourrait, selon la rumeur circulant entre ouvriers, parachever l’œuvre.
 
Quoi qu’il en soit, cette œuvre collective est bénie des dieux. Sur le chantier, on a tous scruté avec attention la météo. Le carton n’aime pas la pluie. Or, la canicule annoncée pourrait bien rendre un fier service à toute l’équipe.

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