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"C’est dément comme boulot !" : Le fils de Louis de Funès découvre avec émotion le musée dédié à son père

"C’est dément comme boulot !" : Le fils de Louis de Funès découvre avec émotion le musée dédié à son père
 
Olivier de Funès a découvert mardi matin, en avant-première avec les lecteurs de Var-Matin, le musée dédié à son père à Saint-Raphaël. Visiblement ému, il réagit à chaud.
 
Mardi matin, tout juste sortie d’une rencontre lecteurs, la petite troupe se dirige vers le musée De-Funès, en face de la gare SNCF. Les cinéphiles gravitent autour de l’invité d’honneur : Olivier de Funès, venu échanger avec les fans de son paternel. Il est également convié à visiter le musée avant son ouverture officielle, ce mercredi à 14h30.
 
Impossible de le rater : l’extérieur du bâtiment annonce la couleur. Frôlant les trois mètres de haut, les reproductions de l’acteur égayent les ruelles de la ville.
 
La porte s’ouvre sur une forte odeur de peinture. Escabeaux et rubans adhésifs sommeillent sur le sol de l’accueil. "Il ne manque plus que quelques travaux avant l’ouverture, indique Gregory Bozonet, directeur de cabinet de la Ville de Saint-Raphaël. Raison pour laquelle la visite sera effectuée au pas de course".
 
Les visiteurs lui emboîtent le pas, et migrent vers la première salle du musée. Une introduction très intimiste, puisque les curieux sont transportés dans une reconstitution du salon du comédien.
 
Chaque centimètre est couvert de portraits de famille, qui grimpent jusqu’au plafond. Les yeux d’Olivier de Funès dansent sur les cadres, se posent sur une courte projection.
 
"Dites voir… Je reconnais cette frimousse !" Une petite fille est logée dans le creux des bras de Louis. Tranquille, léger sourire au coin des lèvres. À la scène suivante, la petite bouille galope dans les jupons d’une vieille femme.
 
Olivier s’exclame : "C’est ma fille ! On ne dirait pas comme ça, mais je vous assure qu’elle a un cerveau…"
 
Suivent les premiers films de l’acteur, qui ne rencontrent pas une réelle réussite. Puis, le succès grandit. La place de Louis de Funès sur les affiches, aussi.
 
Dans chaque pièce, un détail fait sens. Un rythme, un leitmotiv : son rire, capturé sous toutes ses formes. Petit bonhomme, émotions explosives.
 
Tous embarquent ainsi pour une traversée sentimentale. Le parquet sobre laisse place aux couleurs déjantées. Le bleu rime avec La Zizanie ; le gris, avec Les Gendarmes. Au total, plus d’une vingtaine de films sont exposés et décortiqués par les invités.
 
Chaque espace est finement pensé. L’un d’eux esquisse les courbes d’une salle de cinéma, où défilent les danses mythiques de l’acteur. L’Homme orchestre succède au Grand restaurant, puis aux Aventures de Rabbi Jacob. Olivier de Funès s’attendrit.
 
"Là, par exemple, il danse vraiment. Il ne se contente pas de faire le comique, qu’il laisse à la situation. Il suit les danseurs. Il s’amuse comme un fou. Et ça se voit".
 
En silence, il observe la décoration. Puis sa langue se délie, et les jolis mots sortent à foison. « C’est touchant, murmure-t-il. Discret, élégant, rempli de bonnes idées".
 
La mélodie fait le tour des ouvriers, oreilles tendues. Ils poussent un soupir de soulagement. "Je vais enfin pouvoir dormir sur mes deux oreilles", plaisante Gaspard Roszewitch.
 
Ce dernier retire ses gants et les dirige vers l’un des murs consacré au film L’Avare. « Analysez ce coin-ci. Qu’y voyez-vous ? » Les cinéphiles guettent la moindre référence singulière, celle qui dénote du reste. « C’est plus précis que ça, reprend-il. Les cierges au-dessus du portrait d’Harpagon résonnent avec l’écriture dorée de celui-ci, elle-même fonctionnant avec les pièces de sa sacoche. Juste à côté, la salle est découpée de façon à rappeler le costume de Jacques Villeret dans La Soupe aux choux ».
 
Attentif, Olivier de Funès craque. "C’est dément comme boulot ! Pourtant, il m’arrive régulièrement de chipoter, de souligner les petits défauts perfectibles. Un manque de cohérence entre les tableaux, un éclairage trop faible. Ici, c’est formidable. Le musée laisse part à l’invention. Il y a une connivence entre toutes les salles. Chapeau bas aux artistes".

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