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Le Fil Actu - François de Rugy se considère "blanchi de toutes les accusations" portées contre lui - Il confirme qu'il remboursera les frais des 3 dîners épinglés par l'Assemblée nationale

Le Fil Actu - François de Rugy se considère "blanchi de toutes les accusations" portées contre lui - Il confirme qu'il remboursera les frais des 3 dîners épinglés par l'Assemblée nationale

21h00: Ce qu'il faut retenir de l'intervention de François de Rugy ce soir au 20h de France 2 :

L’ex-ministre François de Rugy s’est estimé «blanchi» mardi par les enquêtes du gouvernement et de l’Assemblée portant sur des travaux dans son logement de fonction et des dîners fastueux, à l’exception de trois repas à l’Hôtel de Lassay d’un «niveau manifestement excessif».

Un «homme blanchi», qui n’a «jamais douté un instant» qu’il réussirait à prouver son «honnêteté»: une semaine après sa démission du gouvernement, M. de Rugy a clamé mardi soir son innocence en s’appuyant sur les rapports, par ailleurs critiqués, du secrétariat général du gouvernement et du secrétariat général de l’Assemblée publiés le même jour.

Fustigeant le «journalisme de démolition» pratiqué selon lui par Mediapart, à l’origine des révélations contre lui, M. de Rugy, qui dit vouloir continuer «à être utile», s’est élevé sur France 2 contre de «fausses» accusations, rappelant qu’il avait porté plainte contre Médiapart pour diffamation.

Pour preuve, dit-il, l’enquête diligentée à sa demande par le secrétaire général de l’Assemblée. Celle-ci fait valoir que M. de Rugy «n’a enfreint, directement ou indirectement, aucune règle et n’a commis aucune irrégularité» concernant l’organisation d’une douzaine de dîners lorsqu’il était président de l’Assemblée.

Ces repas à base de homards et grands crus, pointés par Mediapart, avaient été le déclencheur de la tourmente pour M. de Rugy, démissionnaire du ministère de la Transition écologique.

Neuf d’entre eux «ne posent pas de difficulté particulière», assure encore le rapport en évoquant un «niveau de prestations culinaires (...) conforme aux normes habituelles», sans «aucun produit de luxe».

Ces neuf dîners «ne sauraient être qualifiés de +privés+», souligne le même document en épinglant toutefois trois autres réceptions qui «appellent des observations».

Parmi celles-ci, un dîner de Noël en 2017 réunissant «sept convives dont six du cercle familial» ou un repas de Saint-Valentin en 2018 «servi seulement au Président et à son épouse» et dont «le niveau des prestations est manifestement excessif par rapport à la pratique courante». Cette dernière remarque s’applique également à un troisième dîner.

Conformément à sa promesse, M. de Rugy a annoncé qu’il réglerait «dans les meilleurs délais les frais engagés pour les trois dîners».

Celui qui va redevenir député de Loire-Atlantique a également reçu un avis favorable de l’inspection du gouvernement. Diligentée le 11 juillet, elle a passé au crible les travaux entrepris fin 2018 pour 64.523 euros TTC à l’Hôtel de Roquelaure, un bâtiment du XVIIIe siècle où le ministre de la Transition écologique a ses quartiers.

20h10: En direct au JT de 20h de France 2, François de Rugy s'exprime pour la première fois depuis son départ du gouvernement :

"Je me présente devant vous ce soir en homme blanchi. Blanchi de toutes les accusations qui ont été portées contre moi."

"Il fallait ces inspections. Je les ai demandés. Tout a été fait dans les règles et selon les usages de la présidence de l'Assemblée nationale."

"Tous les dîners dont Mediapart m'a accusé sont des dîners qui étaient dans le cadre de mes fonctions (de président de l'Assemblée Nationale)."

"Il n'aurait jamais dû y avoir d'affaire de Rugy. Il y a une affaire Mediapart (...) Il y a un journalisme de démolition et Mediapart fait partie de ce type. Ils ne prennent pas un sujet mais une cible et ils la criblent de fléchettes (...) Mediapart m'envoyait des questions vers minuit. Il fallait que je réponde le lendemain avant midi."

François de Rugy confirme qu'il remboursera les frais des trois dîners épinglés dans le rapport de l'Assemblée nationale. "Je me conformerai à ce qu'a dit le rapport de l'Assemblée nationale", a-t-il déclaré.

20h00: L'ex-ministre François de Rugy est l'invité ce soir du JT de 20h de France 2, présenté par Julian Bugier.

19h17: L'ex ministre François de Rugy a affirmé mardi avoir rapidement "remboursé", dès 2014 et 2015, avec son compte personnel, les cotisations d'élu versées initialement en utilisant ses frais de mandat de député. Selon le Canard enchaîné à paraître mercredi, François de Rugy a récupéré lundi à l'agence du Crédit coopératif de Nantes les relevés de son compte bancaire dédié à "l'indemnité représentative de frais de mandat" (IRFM).

Ces documents montrent qu'effectivement, en 2013 et 2014, François de Rugy a effectué au profit d'Europe Ecologie - Les Verts deux versements correspondant à des cotisations, depuis ce compte IRFM, pour un total de 9.200 euros. Ces paiements ont été déduits du calcul de son impôt sur le revenu au titre de l'année 2015, selon son avis d'impôt consulté par Mediapart, qui indiquait qu'il n'avait pas réglé d'impôts cette année-là.

Selon Le Canard enchaîné, deux remboursements ont suivi depuis son compte personnel : de 6.500 euros le 20 août 2014 puis de 3.200 euros le 23 juillet 2015, soit 9.700 euros en tout. "Si j'avais eu accès immédiatement à mes relevés bancaires - ce qui était impossible - je n'aurais pas démissionné", a assuré François de Rugy au Canard enchaîné. "Il ne s'agit donc que d'une avance de trésorerie", plaide l'ancien ministre de la Transition écologique, qui a démissionné il y a une semaine.

18h08: L'ex-ministre François de Rugy prend acte du rapport du Secrétaire général et de la déontologue de l’Assemblée nationale qui conclut à l’absence d’irrégularité pour les dîners organisés à l’hôtel de Lassay au cours de son mandat. Toutefois, trois dîners privés ont été épinglés dans ce rapport, François de Rugy s'est donc engagé à prendre contact avec l'Assemblée pour rembourser à l'institution ces repas, a indiqué son entourage ce mardi.

"Comme il s'y était engagé et comme le propose le rapport, François de Rugy se rapprochera des services compétents de l'Assemblée nationale pour régler dans les meilleurs délais les frais engagés pour les trois dîners évoqués par le rapport du Secrétaire général et de la déontologue", a expliqué cette source.

17h35: François de Rugy sera l'invité du journal de 20 heures de France 2 ce soir annonce la chaîne dans un communiqué

17h00: L'enquête du secrétaire général de l'Assemblée nationale sur François de Rugy conclut que l'ancien président de l'institution n'a commis «aucune irrégularité», en épinglant toutefois trois dîners familiaux ou amicaux qu'il pourra rembourser, selon le rapport communiqué cet après-midi.

Dénoncés par Mediapart, neuf autres dîners à l'Hôtel de Lassay avec des journalistes, des universitaires ou encore des représentants du monde de la culture, sans «produit de luxe» d'après le secrétaire général, ne sauraient «être qualifiés de privés» selon lui.

15h34: Selon Le Parisien, le contrôle interne mené par l'Assemblée nationale devrait aboutir à exclure trois dîners des repas jugés irréprochables donnés par l'ex-ministre François de Rugy à l'hôtel de Lassay entre 2017 et 2018.

"Dans le viseur du secrétaire général de l'Assemblée, on trouverait le dîner de la Saint-Valentin, pour lequel Mediapart avait publié une photo d'un Rugy souriant, assis à une table décorée de pétales de roses rouges, le souper du Réveillon, et un troisième repas", précisent nos confrères.

Le Parisien indique que, ce soir, François de Rugy va réagir aux dernières informations le concernant sur le plateau du journal de 20h de France 2.

13h39: Est-ce une nouvelle épine dans le pied de François de Rugy qui s'annonce ? Toujours est-il que sur son compte Twitter Fabrice Arfi de Médiapart annonce ce soir de nouvelles révélations sur les dîners du Ministre.

11h09: L’enquête sur les travaux dans le logement de fonction de François de Rugy a dans l’ensemble validé les dépenses engagées par l’ancien ministre de la Transition écologique qui attend désormais mardi les conclusions de l’Assemblée sur ses dîners fastueux, une semaine après sa démission.

Alors que M. de Rugy a fait savoir qu’il préparait «d’arrache-pied sa contre-offensive avec son avocat», après une série de révélations, le rapport du secrétariat général du gouvernement publié mardi matin lui offre une première arme.

Cette inspection, diligentée le 11 juillet, a passé au crible les travaux entrepris fin 2018 pour 64.523 euros TTC à l’Hôtel de Roquelaure, un bâtiment du XVIIIe siècle où le ministre de la Transition écologique a ses quartiers.

Elle souligne notamment «qu’aucune rénovation importante» n’avait été réalisée «depuis 2009 et même depuis 2003» et qu’en ce sens, le «relatif état d’usure des revêtements dans certaines pièces pouvait justifier la réalisation des travaux».

Le rapport affirme aussi que «les règles de la commande publique ont été globalement respectées» et que certaines «dépenses d’équipements et d’ameublement (...) ont été ajustées à la baisse».

Seul bémol exprimé par l’enquête menée par la contrôleuse générale des armées Virginie Aubard: la «relative urgence» dans laquelle les commandes ont été passées, notamment pour la réalisation d’un dressing sur mesure pour près de 17.000 euros TTC.

Si ce logement ancien «manque de capacités de rangement», «le devis n’a pas été ajusté en envisageant par exemple un degré de finition moindre», déplore le rapport qu’Edouard Philippe a décidé de rendre public au nom de la «transparence», dixit Matignon.

L’enquête montre aussi que «la spécificité de certains travaux» dans cet appartement de 156 m², occupé par M. de Rugy, son épouse et «occasionnellement» les trois enfants du ministre, «a engendré des coûts supplémentaires», comme la réfection, «des moulures de la chambre principale, du salon et des couloirs» pour plus de 16.200 euros TTC.

Au total, commente Matignon, «cette inspection n’a relevé aucune irrégularité imputable au ministre dans le respect des principes d’exemplarité et des règles de la commande publique».

M. de Rugy attend également mardi les conclusions d’une enquête de l’Assemblée qu’il avait lui-même demandée sur une dizaine de dîners fastueux à l’Hôtel de Lassay, lorsqu’il était président de l’Assemblée. Selon une source proche, ces réceptions étaient toutes d’ordre «professionnel», avec journalistes et personnalités de la société civile.

François de Rugy avait été poussé à la démission mardi dernier à la suite d'une série de révélations de Mediapart, portant donc sur les dîners, les travaux mais aussi sur l'utilisation de frais de mandat pour payer des cotisations à son parti en 2013-2014.
 
L'ex N°2 du gouvernement n'a cessé de clamer sa bonne foi. "La clarté sera faite dans les prochains jours", a promis Emmanuel Macron, interpellé samedi dans les Hautes-Pyrénées sur le cas Rugy.
 
Pour sa part, Mediapart met en doute les vérifications menées par le secrétaire général de l'Assemblée qui a procédé à des auditions, dont celle volontaire de M. de Rugy, et à l'examen de factures et listes d'invités.
 
"Des dîners +professionnels+ dont Mme de Rugy a confirmé dans un entretien enregistré le caractère +amical+ des invités, que François de Rugy qualifie d'+informels+ et dont plusieurs convives ont réfuté l'aspect professionnel... La blague", a tweeté le journaliste Fabrice Arfi.
 
Trois autres dîners à Lassay, pour Noël et Saint-Valentin en particulier, pourraient eux être sujets à caution, selon le Journal du Dimanche. François de Rugy s'est engagé à "rembourser chaque euro contesté".
 
Certains politiques mettent aussi en cause l'impartialité de ces enquêtes internes. Elles "ne sont pas crédibles" et "ne voient jamais rien", a fustigé lundi l'ex-ministre Delphine Batho. "Un peu comme si Bayer Monsanto disait que le glyphosate n'était pas nocif pour la santé. Super indépendant", selon Manon Aubry (LFI).
 
L'entourage du Premier ministre a récusé mardi tout procès en partialité, soulignant que "la mission d'organisation des services du Premier ministre" qui a conduit l'inspection sous l'autorité de Mme Aubard "est un corps composé de fonctionnaires rigoureux".
 
Dans le même temps mardi, Matignon a annoncé qu'une "nouvelle circulaire" complèterait les règles déjà édictées au début du quinquennat, "pour renforcer le process de contrôle des travaux dans les logements de fonction".

Apparemment tout est normal, logique, les politiciens sont solidaires, ce sont les premiers fraudeurs !

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