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Grève à Paris : Mais au fait, quels sont les avantages du régime spécial que veulent conserver les salariés de la RATP ?

Grève à Paris : Mais au fait, quels sont les avantages du régime spécial que veulent conserver les salariés de la RATP ?
La caisse de retraite du personnel de la RATP est très généreuse. En moyenne, un salarié part à 55 ans et 7 mois et dispose d'une pension de 3705 euros brut. Le tout financé à plus de 60% par le contribuable.
 
Si la grève de ce vendredi à la RATP mobilise autant les salariés de l’entreprise et notamment les conducteurs de métro, c’est parce que ces derniers sont très attachés à leur régime spécial de retraite. Un attachement compréhensible. La caisse de retraite du personnel de la RATP est particulièrement généreuse. Elle verse aux quelque 35.000 retraités qui en dépendent une pension calculée sur la base du salaire qu'ils ont perçu sur les six derniers mois de leur carrière. Avec un système d’avancement à l’ancienneté, le principe est évidemment très apprécié par les salariés.
 
Deuxième avantage : l’âge minimum pour faire valoir ses droits à la retraite qui va de 51 à 62 ans selon la fonction et l’âge du salarié. Les conducteurs nés en 1969 peuvent par exemple partir dès leur 51ème anniversaire. Il y a également des possibilités de pré-rétraite pour certains salariés, notamment s'ils sont handicapés ou s'ils ont commencé très jeunes (16 ou 17 ans).
 
Il faut en revanche préciser qu’un conducteur de métro ou un chauffeur de bus qui part à 51 ans ne va pas toucher 75% de son salaire. Pour toucher une retraite à taux plein, il faut avoir cotisé suffisamment de trimestres. Le nombre minimum dépend de l’année de naissance. Mais pour la grande majorité des salariés, il est de 168 soit 42 années. Si le salarié n’a pas cotisé assez, sa pension est minorée. Et s’il joue les prolongations, sa pension augmente. Ce bonus/malus est calculé sur la base de 1,25% par trimestre.
 
Pour autant, ce système, n’incite pas les salariés à prendre leur retraite au-delà de l’âge auquel ils peuvent commencer à faire valoir leurs droits. En 2017, l’âge moyen des salariés ayant pris leur retraite était de 55 ans et 7 mois. A peine une année de plus qu’en 2011 (54 ans et 5 mois). L’effet du système de bonus-malus se révèle assez limité. Et pour cause. Le niveau moyen des pensions de retraite versée par la caisse du personnel de la RATP est particulièrement élevé.
 
Selon la Cour des comptes, en moyenne un salarié qui a pris sa retraite en 2017 bénéficie d’une pension brute de 3705 euros. Il s'agit d'une moyenne, mais même pour ceux qui sont bien en dessous, le calcul est vite fait. La plupart préfèrent prendre leur retraite dès qu’ils y ont droit, quitte à travailler dans le privé pour compléter leur pension.
 
Or la générosité de ce régime spécial ne serait pas viable sans l’aide de l’Etat. Les cotisations des salariés de la RATP ne suffisent pas, loin s’en faut, à payer les pensions des retraités. C’est donc le contribuable qui paie la différence. Une contribution massive : 736 millions d’euros en 2019. Cette subvention représente 61% de la totalité des pensions versées sur l’année. Elle équivaut à 11 euros par Français. Dont une grande partie n’ont jamais pris le métro de leur vie.

Et ils osent faire grève...

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