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Dans la valise, le cadavre d'une escort-girl française : Deux hommes arrêtés

Voyage au bout de l'horreur pour l'escort-girl française. Assassinée à son domicile de Genève dans la nuit du 9 au 10 septembre puis dissimulée dans une valise, Marlène G. a franchi la frontière franco-suisse en taxi. Avant que son corps soit brûlé et enterré. Ses restes ont été découverts à Marin, un village de Haute-Savoie situé entre Thonon et Evian-les-Bains.
 
Dans cette affaire particulièrement sordide, deux suspects ont été identifiés : Soheil S., 18 ans, et Sonil C., 39 ans. Tous deux sont connus par la police, notamment pour des faits de violence. Interpellés respectivement à Evian et à Genève le 25 septembre, les deux hommes auraient reconnu une partie des faits lors de leur garde à vue, avant d'être mis en examen et écroués, chacun d'un côté de la frontière.
 
Mais ils avancent une explication sur les circonstances de la mort jugée peu convaincante par les enquêteurs. Après avoir « gazé » la jeune femme pour lui dérober de l'argent, celle-ci aurait succombé à un malaise. Mais comment expliquer alors l'enchaînement dramatique des événements ?
 
Les enquêteurs suisses sont remontés aux deux suspects grâce à un travail sur la vidéosurveillance. Sur les images récupérées par la police deux hommes sont vus à la sortie du domicile de Marlène G. avec une grosse valise. Un taxi arrive sur place et les conduit en direction de la frontière.
 
La suite de leur parcours est reconstituée par les policiers de la police judiciaire d'Annecy, toujours à l'aide d'images fournies par les caméras de vidéosurveillance. Les enquêteurs sont remontés jusque dans la région d'Evian-les-Bains (Haute-Savoie).
 
Selon les premiers éléments de l'enquête, sa mort ne serait pas directement liée à son activité. « Aucun des deux hommes n'était client », glisse une source proche du dossier en Suisse. À ce stade, seul le motif crapuleux semble donc émerger, même si le montant du butin dérobé à la victime n'a pas filtré.
 
A-t-elle attiré l'attention en fréquentant des gens fortunés ? Marlène G., 33 ans, travaillait en effet avec une clientèle aux confluences du monde de l'événementiel et de la finance. En décalage avec le standing relativement modeste de son logement. « Elle vivait au 4e étage dans un studio, raconte l'un de ses voisins. Elle était très élégante, souvent en talons aiguilles et toujours bien habillée. On se disait à peine bonjour-bonsoir. Je l'apercevais de temps en temps avec un homme, mais je la trouvais assez solitaire. »
 
Un sens de la discrétion jusque dans les dernières heures de sa vie. « Mes parents ont été interrogés par la police au moment de sa disparition, mais ils ne la connaissaient pas et n'ont rien remarqué cette nuit-là », explique un autre voisin.
 
Le parquet d'Annecy a ouvert une information judiciaire pour « assassinat » et confié le dossier à la police judiciaire. Parallèlement, une enquête est menée en Suisse par la police genevoise. Contactée par Le Parisien-Aujourd'hui en France, la procureure d'Annecy, Véronique Denizot, affirme ne pas vouloir communiquer sur cette enquête qu'elle qualifie de « complexe », « à cheval sur les justices de deux pays ».

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