Ile-de-France : Deux policiers soupçonnés de radicalisation privés de leur arme, l'un d'eux suspendu - Les Infos Videos
Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Les Infos Videos

Les Infos Videos

Le meilleur des Infos et des videos du moment. Retrouvez toutes les news 24h/24 et 7j/7.

Ile-de-France : Deux policiers soupçonnés de radicalisation privés de leur arme, l'un d'eux suspendu

Ile-de-France : Deux policiers soupçonnés de radicalisation privés de leur arme, l'un d'eux suspendu
Depuis l'attaque meurtrière qui a fait quatre morts à la préfecture de police de Paris, les policiers sont invités à signaler à leur hiérarchie les éventuels "signes de radicalisation" de leur collègues.
 
Le corps policier est inquiet, une semaine après l'attentat perpétré par l'un des leur au sein de la préfecture de police de Paris. Mickaël Harpon, agent administratif soupçonné de radicalisation, a tué quatre de ses collègues à l'arme blanche jeudi dernier au sein de l'institution.
 
"Cette attaque est en soi une défaillance grave", a reconnu le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner ce jeudi, évoquant "des signes de radicalisation qui n'ont pas été remontés au bon niveau". "Nous devons comprendre" ce qui s'est passé pour "empêcher que cela se reproduise".
 
Le préfet de police Didier Lallement a ainsi rédigé une note le 7 octobre dernier dans laquelle il appelait l'ensemble des directeurs de service à "signaler immédiatement à (leur) hiérarchie les signes d'une possible radicalisation d'un agent ". Depuis, deux policiers qui exerçaient en région parisienne ont donc fait l'objet d'un processus disciplinaire à la suite de signalements de la part de leurs collègues, révèle le journal Le Parisien ce jeudi soir.
 
Au commissariat de Villeneuve-la-Garenne dans les Hauts-de-Seine, un policier s'est ainsi vu retirer son arme de service, explique le journal. L'homme de 34 ans avait déjà été révoqué de la police en 2018 en raison de son comportement jugé "prosélyte et sectaire", selon le Parisien. Mais la sanction a été contestée et annulée début 2019 par le tribunal administratif.
 
Ses collègues lui reprochaient de refuser les contacts avec les femmes, et de chercher à inciter certains collègues à faire la prière. Il avait même déjà été entendu comme témoin à la sous-direction antiterroriste, car il avait prêté son arme et son badge à l'auteur de l'attaque contre des militaires de l'opération Sentinelle survenue à Levallois-Perret en 2017. Le policier, lui, se défend de tout "lien" avec le terroriste, et assure rester à distance des femmes par "pudeur".
 
Un autre policier de région parisienne s'est aussi vu retirer son arme, toujours selon Le Parisien. Âgé de 39 ans, ce capitaine de police à la brigade d'exécution des décisions de justice a également été suspendu après un signalement. Selon ses collègues, l'officier se serait ostracisé depuis son mariage avec une avocate de confession musulmane en 2011. Depuis, il porte une barbe et refuse d'être en contact avec des femmes. Ceux-ci affirment qu'il "s'épanche de plus en plus sur la religion", écrit Le Parisien, et qu'il s'adonnerait à la prière sur son lieu de travail.
 
L'enquête menée par l'Inspection générale de la police nationale et la direction du renseignement de la Préfecture de police a pourtant révélé que l'homme n'était pas radicalisé, mais simplement religieux. En 2018, il est cependant transféré sur un autre poste, en tant que responsable du fichier recensant les auteurs d'infractions terroristes (Fijeait). Plus aucune alerte n'a alors été émise et l'homme semble davantage s'intégrer qu'en 2011.
 
Mais récemment, certains collègues décident de le signaler, redoutant que le policier ne s'adonne à la Taqiya, une technique de dissimulation islamiste. Sa suspension laisse cependant perplexe certains de ses collègues qui estiment que l'officier a été écarté de manière brutale.

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article