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Le Fil Actu - Manifestations - 1,5 million de personnes en France selon la CGT et 806.000 selon le gouvernement - Demain: 90% des TGV annulés et 70% des TER - 10 lignes de métro fermées à Paris- 30% des avions annulés

Le Fil Actu - Manifestations - 1,5 million de personnes en France selon la CGT et 806.000 selon le gouvernement - Demain: 90% des TGV annulés et 70% des TER - 10 lignes de métro fermées à Paris- 30% des avions annulés
18h58: La CGT annonce de son côté 1,5 million de manifestants partout en France aujourd'hui.
 
Voici le communiqué de la CGT :
 
Avec plus de 1,5 million de manifestants répartis sur plus de 250 manifestations, la journée d’action du 5 décembre est une première étape réussie de la mobilisation sociale ! Des rassemblements et des manifestations ont été organisés partout en France, toujours dans l’unité syndicale regroupant une majorité de syndicats. Pas une région ni un département sans initiative de lutte, pas un secteur d’activité professionnel sans des appels à la grève par centaine. Ce haut niveau de mobilisation est historique, tant au regard du taux de mobilisation dans chaque grande ville que du niveau de grève dans les entreprises. Il démontre le refus d’une grande majorité des travailleurs, des retraités et des jeunes, de voir notre système de protection sociale sacrifié sur l’autel du libéralisme économique.
 
Dans les entreprises par la grève et en même temps lors des mobilisations dans la rue, tous revendiquent une réforme juste de notre système de retraite qui prenne en compte les différentes réalités du travail, la durée des études, l’égalité femmes/hommes et qui permette, dès 60 ans et avant pour les travaux pénibles, de partir en retraite à taux plein.
 
La mobilisation sociale unitaire qui s’engage est à l’initiative d’organisations syndicales représentant la grande majorité des travailleurs. Elle est soutenue par des centaines d’associations, de collectifs et de mouvements de citoyens, par des centaines d’intellectuels et artistes et par des dizaines d’organisations syndicales internationales représentant plusieurs millions de travailleurs à travers le monde.
 
Elle s’accompagne d’un soutien fort de la population et de l’opinion publique : 69 % des Français soutiennent le mouvement, 44% font confiance aux syndicats pour réformer les retraites, contre 26% au patronat et 25% au gouvernement (Source sondage Harris Interactive du 04/12/2019). Loin d’un mouvement corporatiste comme tentait de le faire croire le gouvernement, la mobilisation sociale porte l’aspiration d’une société plus juste, plus solidaire et fraternelle. Si le président de la République refuse d’entendre les aspirations sociales, il démontrera de nouveau son dogmatisme et sa recherche de confrontation sociale. Il exposera le pays à un conflit social majeur et en portera l’unique responsabilité.
 
Le gouvernement doit renoncer à son projet de réforme et engager de réelles négociations pour assurer la pérennité et l’amélioration de notre système de retraite, comme l’avenir des futures générations. La CGT appelle celles et ceux qui ne se sont pas encore mobilisé à le faire. Ce combat concerne tout le monde, quel que soit son entreprise, sa profession ou sa catégorie professionnelle car la retraite, c’est l’affaire de tous ! Il faut poursuivre la mobilisation sociale et l’élargir, tout en l’inscrivant dans le temps.
 
Dans les entreprises, les départements et les communes, des Assemblées Générales doivent s’organiser afin de décider collectivement des suites de la mobilisation et de ses formes d’actions.
 
Une intersyndicale nationale CGT, FO, CFE-CGC, Solidaires, FSU, syndicats d’étudiants et organisations de jeunesse se réunira demain matin afin d’analyser la situation et de proposer d’autres « temps forts » interprofessionnels, dès la semaine prochaine.
 
18h40: Le Ministère de l'Intérieur annonce 700.000 personnes dans les manifestations en France aujourd'hui selon BFM TV.
 
18h18: Les manifestants arrivent Place de la Nation à Paris avec de nouvelles tensions. En marge de la manifestation parisienne, 60 personnes sont en garde à vue, selon le parquet. La police tente de disperser la manifestation place de la Nation, alors que la situation continue de se tendre. On entend des bruits d'explosion.
 

17h54: Une partie des enseignants mobilisés ce jeudi le seront à nouveau demain. « Il y aura sûrement autant de cas de figures que d'écoles ou de communes », estime-t-on au ministère de l'Education nationale. « Demain, il y aura encore des grévistes, des reconductions localisées , indique également à l'AFP Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire. La tonalité, aujourd'hui, était en tout cas de ne pas lâcher ».

17h39: Voici les prévisions complètes pour la circulation des métros et RER demain à Paris avec 10 lignes de métro fermées :

17h24: Jean-Luc Mélenchon lance un nouvel appel à manifester samedi depuis Marseille où il a manifesté..

17h13: Plus de 250.000 personnes à Paris dans la rue selon la CGT cet après-midi.

16h50 : Incendie en cours Place de la République à Paris où les incidents se poursuivent alors que les forces de l'ordre chargent régulièrement pour rétablir le calme.

16h12: Un black block constitué d'au moins 500 personnes s'est formé à l'angle du boulevard de Magenta et de la place de la République à Paris, a appris franceinfo de source proche du dossier ce jeudi après-midi. Plusieurs centaines de personnes vêtues de noir se rassemblent pour en découdre avec les forces de l'ordre.

15h53: La SNCF annule 90 % des TGV et 70 % des TER pour demain.

Trafic TGV : très perturbé

Axe Est: 1 train sur 10 Axe Atlantique : 1 train sur 6 Axe Nord: 1 train sur 10 Axe Sud-Est: 1 train sur 10

Intersecteurs : Aucune circulation

Ouigo : 1 train sur 6 (1 AR Paris-Bordeaux, 1 AR Paris-Marseille, 1 AR Paris-Strasbourg, 1 AR LyonMontpellier)

Trafic international : très fortement perturbé

Eurostar : 1 train sur 2 (8 AR Londres-Paris, 6 AR Londres-Bruxelles/Amsterdam, 1 AR Londres Marne-La-Vallée) Thalys : 2 trains sur 3 Lyria (Liaison France – Suisse) : aucune circulation SVI (Liaison France – Italie ): aucune circulation

ALLEO (Liaison France – Allemagne): aucune circulation

ELLIPSOS (Liaison France – Espagne) : aucune circulation

Trafic régional : très perturbé TER : 3 circulations sur 10 en moyenne (train + bus) contre 1 circulation sur 5 aujourd’hui >Trafic Intercités : très perturbé

Trains Intercités de nuit: pas de circulation

Trains Intercités de jour : trafic très perturbé :

Paris - Clermont Ferrand : 1 aller-retour

Paris – Brive : 1 aller-retour

Paris- Rouen - Le Havre : 6 allers-retours

Paris – Caen : 4 allers-retours

Paris- Granville : 1 aller-retour

Paris – Nevers : aucune circulation

Nantes - Lyon : aucune circulation

Nantes – Bordeaux : aucune circulation

Clermont Ferrand - Béziers : aucune circulation

Clermont Ferrand – Lyon : aucune circulation

Bordeaux-Marseille : aucune circulation

Toulouse – Hendaye : aucune circulation

15h39: 20% des vols annulés demain en France - la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) invite les compagnies aériennes à « réduire de 20 % leur programme de vols, au départ et à l'arrivée, pour les aéroports de Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly, Beauvais, Lyon, Marseille, Toulouse et Bordeaux ».
 
15h35: Des incidents éclatent à Paris, notamment boulevard de Magenta, où un container en flammes a été renversé.
 

15h27: Au moins 500 black blocs recensés Place de la République à Paris, selon BFM TV.

15h13: La police a fait état de "tirs tendus de feux d'artifice sur les policiers de la BAC" et de "la présence d'un groupe de black blocs parmi les manifestants", à Nantes, rapporte France Info.

15h03: Selon LCI, des tensions ont éclaté à Rennes. Les forces de l'ordre ont fait usage des camions à eau pour évacuer des "jeunes" contestataires qui ne "voulaient pas se disperser" alors que la manifestation était arrivée à son terme.

14h51: "La porte du gouvernement est ouverte (...). Il y a des marges de négociation avec les organisations syndicales", a déclaré la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, lors du compte rendu du Conseil des ministres cet après-midi, précisant que le projet de loi serait présenté en Conseil des ministres début 2020.

14h33: Le point sur la situation en ce début d'après-midi :

Plus de 180.000 personnes étaient dans la rue jeudi partout en France et des secteurs entiers d’activité tournaient au ralenti dans le cadre d’une mobilisation massive contre la réforme des retraites, promesse phare du quinquennat d’Emmanuel Macron.

En milieu de journée, des milliers de personnes défilaient à Marseille, parmi lesquelles le patron de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon. A Rennes, des cheminots côtoyaient des pompiers, des enseignants, des aides a domicile, des salariés d’EDF...

Partout, les cortèges étaient fournis. Avant même le départ de la manifestation parisienne prévue à 14H00, on comptait plus de 180.000 manifestants dans une trentaine de villes, selon un décompte AFP à partir de sources policières et préfectorales.

«Retraite à points, travail sans fin», affichait une pancarte à Montpellier, où la police a décompté 20.000 manifestants, parmi lesquels avocats en robe et soignants en blouse blanche. Ils étaient 19.999 à Nantes, 15.000 à Clermont-Ferrand et 10.500 à Tours, 9.500 à Perpignan, 9.000 à Caen, 7.250 au Havre, 5.200 à Périgueux, selon la police. A Guéret, où la préfecture a compté 2.000 manifestants, «cela fait des années qu’on n’a pas vu autant de monde, peut-être depuis mars 2005 pour la défense des services publics», se réjouit un syndicaliste.

De brefs affrontements entre jeunes cagoulés, «gilets jaunes» et forces de l’ordre ont éclaté en marge de la manifestation lyonnaise, a constaté l’AFP.

Face au mouvement, le président Emmanuel Macron est «calme et déterminé à mener cette réforme, dans l’écoute et la consultation», a indiqué l’Élysée, précisant que «le Premier ministre s’exprimerait vers le milieu de la semaine prochaine sur l’architecture générale de la réforme».

A l’origine de la mobilisation, le futur «système universel» de retraites par points, censé remplacer les 42 régimes existants (général, des fonctionnaires, privés, spéciaux, autonomes, complémentaires). L’exécutif promet un système «plus lisible» et «plus juste», quand les opposants s’attendent à une «précarisation» des retraités.

Plusieurs récents sondages ont montré que le mouvement, à l’appel de la CGT, FO, la FSU et Solidaires ainsi que plusieurs organisations de jeunesse, était majoritairement soutenu par les Français.

Dans les transports, on comptait 90% de TGV et 80% de TER annulés, et 10 lignes du métro parisien fermées. Des grèves illimitées sont prévues à la RATP et à la SNCF, où le taux de grévistes a atteint 55,6% en moyenne, et 85,7% parmi les conducteurs, selon la direction.

Sept des huit raffineries françaises étaient en grève, sans impact pour l’instant sur les stations-service.

Les compagnies aériennes ont été priées de réduire de 20% leur programme.

Nombre d’écoles sont aussi restées closes. Le ministère de l’Éducation nationale a recensé 51,15% d’enseignants grévistes dans le primaire et 42,32% dans le secondaire. Au total, un fonctionnaire sur cinq était en grève (21,2%), selon le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt.

A EDF, le taux de grévistes atteignait 43,9% selon la direction. Selon la CGT, les préfectures de Haute-Marne et de Lorraine notamment ont été privées de courant.

Éboueurs, avocats, retraités ou transporteurs routiers appelaient également à l’action. De même que des «gilets jaunes», le PS, LFI, le RN ou le PCF.

Des syndicats peu coutumiers des manifestations sont de la partie, dont des fédérations de l’Unsa. Quelque 200 personnes se sont rassemblées à l’appel de ce syndicat aux abords du ministère des Finances, a constaté une journaliste de l’AFP. «Nous, on a les deux fers de l’action au feu», a expliqué son secrétaire général, Laurent Escure : «La négociation parce qu’on ne veut pas laisser les salariés tout seuls» et «la mobilisation pour les secteurs en colère».

Des syndicats de la CFTC et la CFE-CGC ont aussi appelé à manifester.

Seule la CFDT continue de soutenir l’idée d’une réforme «universelle». Mais son secrétaire général, Laurent Berger, a regretté jeudi que «la logique qui prévaut, c’est quand même de se mettre un peu sur la figure avant de commencer à discuter».

Pour décider de la suite du mouvement, des assemblées générales sont prévues en fin de journée, ainsi qu’une réunion vendredi matin des organisations à l’initiative du mouvement.

«On ne pense pas qu’il y aura une amélioration significative demain» dans les transports publics, a déclaré la ministre des Transports, Élisabeth Borne, tout en assurant ne pas se mettre «dans l’idée qu’on s’installe dans un conflit long». A la RATP, la reconduction du mouvement a été votée en assemblées générales jusqu’au lundi 9.

La grève sera «reconductible pour un certain nombre de secteurs, c’est certain», a estimé jeudi le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

A Paris, le ministère de l’Intérieur s’attend à la présence de «quelques centaines» de «black blocs» et «gilets jaunes radicaux», une situation quasi habituelle depuis la loi travail de 2016. La préfecture de police a mobilisé près de 6.000 policiers et gendarmes. A 13H00, la préfecture de police signalait 6.333 personnes contrôlées et 28 interpellations.

Les syndicats n’ont pas obtenu de recul sur une réforme décriée depuis 2006, avec le Contrat première embauche.

14h30: A Paris, les manifestants sont nombreux dans le cortège :

14h15: "Nous avons eu de très nombreuses et de très longues discussions avec les organisations syndicales", a rappelé la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, en précisant que "les négociations sont ouvertes".

Pour que le droit de grève et de manifester "puisse s'exercer dans de bonnes conditions, il est important qu'il n'y ait pas de violence", a indiqué la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye.

"Le gouvernement n'a pas fixé de seuil de mobilisation qui soit considéré comme important ou pas."

13h52: Plus de 180.000 personnes ont manifesté ce matin dans une trentaine de villes en France contre la réforme des retraites, selon des chiffres communiqués par la police ou les préfectures, dévoilés par l'AFP.

Parmi les mobilisations massives, les autorités ont compté 20.000 personnes à Montpellier, 19.000 à Nantes, 15.000 à Clermont-Ferrand, 10.500 à Tours, 10.000 à Rennes.

13h43: Le cortège parisien s'élancera dans les prochaines minutes de la gare du Nord. Il devrait arriver vers 19h place de la Nation. A Paris, le ministère de l’Intérieur s’attend à la présence de «quelques centaines» de «black blocs» et «gilets jaunes radicaux».

La préfecture de police a mobilisé près de 6.000 policiers et gendarmes.

13h40: Selon la police, les cortèges dans une vingtaine de villes ont rassemblé 120 000 personnes.

13h31: La grève à la RATP contre la réforme des retraites a été reconduite «jusqu'à lundi» par «la quasi-totalité des agents grévistes dans les assemblées générales» jeudi matin, a-t-on appris de sources syndicales.

La mobilisation, très forte jeudi, sera «pareille jusqu'à lundi», a estimé Thierry Babec de l'Unsa, premier syndicat de la RATP. «La détermination» des agents «se traduit (jeudi) par un réseau quasiment à l'arrêt, une situation qui se poursuivra ces prochains jours si le gouvernement n'entend pas leur revendication de l'abandon du projet Delevoye de réforme des retraites», prévient dans un communiqué la CGT, deuxième syndicat de la RATP.

13h25: Depuis le début de la matinée, la préfecture de police de Paris a effectué 6.333 contrôles et procédé à l'interpellation de 28 personnes en amont des manifestations.

13h02: Autre lieu prisé des touristes du monde entier, le château de Versailles conseille de «reporter les visites» jeudi et vendredi car l’ouverture du domaine sera perturbée.

Musée le plus fréquenté au monde, le Louvre tablait mercredi sur une ouverture qui «pourrait être retardée» avec certaines salles «exceptionnellement fermées», dans un tweet au conditionnel, encore susceptible d’évoluer.

12h56: A Nantes, la situation était également tendue lors de la manifestation. Des personnes s'en sont pris aux palissades de chantier dans le centre-ville.

12h52: A Rennes, la situation était tendue lors de la manifestation, rapporte Ouest-France.

12h45: Sept des huit raffineries françaises sont en grève dans le cadre du mouvement social contre la réforme des retraites et «aucun produit ne sort, par pipeline ou par chargement de camion», a indiqué jeudi à l’AFP Emmanuel Lépine, secrétaire fédéral CGT Chimie.

En milieu de matinée, douze dépôts sur un total de 200 étaient bloqués en France dont 7 de Total, a indiqué à l’AFP le groupe pétrolier français.

Les raffineries opérées par Total à Donges (Loire-Atlantique), Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime), Grandpuits (Seine-et-Marne), Feyzin (métropole de Lyon) et la Mède (Bouches-du-Rhône) sont en grève, ont précisé le groupe et la CGT.

A ce stade, les raffineries ne sont pas elles-mêmes arrêtées, mais aucun produit n’en sort, ont précisé ces sources.

La raffinerie Esso de Fos-sur-Mer et celle de Petroinéos à Lavera, également sur l’étang de Berre (Bouches-du-Rhône), sont également bloquées, selon M. Lépine. Seule la raffinerie Esso de Port-Jérôme-Gravenchon (Seine-Maritime) n’est pas touchée par le mouvement, assure-t-il.

Selon Emmanuel Lépine, c’est du «jamais vu», les précédents mouvements dans les raffineries (2018 sur les salaires, 2016 contre la loi El Khomri, 2010 contre la réforme Sarkozy des retraites) étant à la fois moins suivis et moins étendus. Ainsi, le dépôt de Fos et les sociétés de pipelines Trapsil et SPSE n’avaient pas suivi le mouvement, dit-il.

Deux sociétés opérant des pipelines, Trapil et SPSE, sont également à l’arrêt, ainsi que le dépôt et le port pétroliers de Fos, de même que le port pétrolier du Havre. Selon Total, «la chaîne logistique d’approvisionnement des carburants est adaptée pour répondre à la situation actuelle, qui n’a pas à cette heure d’impact sur l’approvisionnement de nos stations». Le groupe «recommande à (ses) clients de ne pas modifier leurs habitudes de consommation». Il s’agit selon lui soit de blocages, soit de barrages filtrants. Sont également concernés notamment les dépôts de Portes-les-Valence (Drôme) et de Puget-sur-Argens (Var).

12h40: La préfecture de police de Paris annonce qu'à 12h, 3.119 personnes ont été contrôlées et 18 personnes ont été interpellées.

12h34: Quelques chiffres des manifestations contre la réforme des retraites dans le Loiret : 8.000 à Orléans, plus de 1.000 à Montargis, 150 à Pithiviers.

12h25: Le point sur la situation ce midi :

TGV, métros ou bus bloqués, écoles fermées et près de 250 cortèges organisés : syndicats, partis d’opposition et «gilets jaunes» ont engagé jeudi avec l’exécutif un bras de fer autour de la future réforme des retraites, promesse phare du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Dès le milieu de matinée, des milliers de personnes défilaient à Marseille, parmi lesquelles le patron de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon. A Rennes, des cheminots côtoyaient des pompiers, des enseignants, des aides a domicile, des salariés d’EDF... A Lyon, où déjà des milliers de personnes convergeaient vers le lieu de départ de la manifestation, un homme brandissait une pancarte : «ta retraite, c’est de la poudre de perlim-points-points». «Point par poing, vous battrez en retraite», menaçait une pancarte dans la manifestation niçoise, où plusieurs milliers de personnes étaient attendues.

A l’origine de la mobilisation, le futur «système universel» de retraites par points, censé remplacer les 42 régimes existants (général, des fonctionnaires, privés, spéciaux, autonomes, complémentaires). L’exécutif promet un système «plus lisible» et «plus juste», quand les opposants s’attendent à une «précarisation» des retraités.

Plusieurs récents sondages ont montré que le mouvement était majoritairement soutenu par les Français.

Franck, 46 ans, ouvrier logistique chez PSA depuis 16 ans et manifestant à Rennes, souligne que «c’est tout le monde qui est concerné, pas seulement une partie de la population», et que «personne ne peut imaginer travailler jusqu’à 70 ans».

Le secrétaire général de FO, Yves Veyrier, a noté une forte mobilisation, y compris dans le privé. Il mise sur une mobilisation massive, plutôt que sur la durée : «Je ne veux pas que la grève dure, parce que je veux que nous soyons entendus». FO appelle à cette «première journée» avec la CGT, la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse.

Dans les transports, on comptait 90% de TGV et 80% de TER annulés, et 10 lignes du métro parisien fermées. Des grèves illimitées sont prévues à la RATP et à la SNCF.

Les bouchons étaient quasi inexistants en Île-de-France.

La matinée a été marquée aussi selon les régions par des blocages de ronds-points et opérations escargot. Et sept des huit raffineries françaises étaient en grève, sans impact pour l’instant sur les stations-service.

Les compagnies aériennes ont été priées de réduire de 20% leur programme.

Nombre d’écoles sont aussi restées closes. Le ministère de l’Education nationale a recensé 51,15% d’enseignants grévistes dans le primaire et 42,32% dans le secondaire. Le campus de l’université du Mirail, à Toulouse, était fermé, en raison d’un blocage étudiant.

Les policiers étaient aussi mobilisés, comme à Bordeaux, où une cinquantaine d’entre eux se relayaient devant l’hôtel de ville pour défendre leurs acquis, notamment «la prise en compte de la pénibilité au travail», a expliqué Éric Marrocq (Alliance).

Éboueurs, avocats, retraités ou transporteurs routiers appelaient également à l’action. De même que des «gilets jaunes», le PS, LFI, le RN ou le PCF, qui réclame, outre le retrait de la réforme des retraites, «une hausse du Smic de 10%».

Anticipant un mouvement long dans un contexte social tendu où les mécontentements se multiplient, l’exécutif maintient le cap.

Le président Emmanuel Macron a promis de s’exprimer «devant les Français» au moment où il «le considérera(it) opportun». Le projet précis de réforme sera dévoilé la semaine prochaine pour un passage au Parlement début 2020. «Nous ne calerons pas», a assuré jeudi le patron des députés LREM, Gilles Le Gendre, tout en reconnaissant que le gouvernement doit «maintenant dire très précisément quelles options» il retient.

Des syndicats peu coutumiers des manifestations sont de la partie : des fédérations de l’Unsa, des syndicats de la CFTC et la CFE-CGC qui a appelé à manifester. Son chef, François Hommeril, s’est dit «pas favorable a priori pour que le mouvement continue dans la durée», appelant le gouvernement à la négociation.

Seule la CFDT continue de soutenir l’idée d’une réforme «universelle». Mais son secrétaire général, Laurent Berger, a regretté jeudi que «la logique qui prévaut c’est quand même de se mettre un peu sur la figure avant de commencer à discuter».

Pour décider de la suite du mouvement, des assemblées générales sont prévues en fin de journée, ainsi qu’une réunion vendredi matin des organisations à l’initiative du mouvement. Solidaires pousse à de nouvelles grèves et manifestations dans les jours qui viennent.

«Les transports vont être très compliqués, aujourd’hui comme demain», a convenu le secrétaire d’État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, selon qui «la grève peut encore durer quelques jours».

La grève sera «reconductible pour un certain nombre de secteurs, c’est certain», a estimé jeudi le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

Les syndicats n’ont pas obtenu de recul sur une réforme décriée depuis 2006, avec le Contrat première embauche.

A Paris, le ministère de l’Intérieur s’attend à la présence de «quelques centaines» de «black blocs» et «gilets jaunes radicaux», une situation quasi habituelle depuis la loi travail de 2016. La préfecture de police a mobilisé près de 6.000 policiers et gendarmes.

12h21: Selon la direction de la SNCF, 55,6 % des cheminots sont en grève aujourd'hui. 85,7 % des conducteurs et 73,3 % des contrôleurs sont en grève, d’après la direction.

12h16: A Rouen, le cortège des manifestants est parti peu avant 12h.

12h12: Le Premier ministre Edouard Philippe dévoilera "en milieu de semaine prochaine l'architecture générale de la réforme" des retraites, annonce l'Elysée.

12h06: Premiers incidents dans les manifestations à Nantes et à Lyon en fin de matinée. La police riposte avec du gaz lacrymogènes.

A Lyon, la police est intervenue après des jets de projectiles contre une agence de la Société Générale à Saxe-Gambetta.

 

12h03: Le taux d'enseignants grévistes ce matin: 51,15% dans le primaire et 42,32% dans le secondaire, annonce le ministère de l'Education.

12h00: A Paris, les forces de l'ordre sont mobilisées à proximité de l'Elysée, en bas des Champs-Elysées, rapporte un journaliste sur Twitter. Deux canons à eau et des blindés de la gendarmerie sont positionnés.

11h51: Quais des stations vides, métros et RER quasiment sans voyageurs : Les transports franciliens désertés par les usagers.

11h28: Le préfet de police de Paris annonce que, ce matin à 10h30, 2.777 contrôles préventifs avaient déjà été effectués. Huit personnes ont été interpellées.

11h20: Des milliers de manifestants contre la réforme des retraites ont commencé à défiler depuis le Vieux Port de Marseille jeudi peu avant 11H00, au coeur d’une ville tournant au ralenti sous l’effet d’un mouvement social très suivi. Dans son établissement, il y aurait 88% de grévistes parmi les enseignants : «Aucun CPE, aucun surveillant, il est au point mort».

Sur le front politique, toute la gauche était représentée sur le pavé. Le chef de file de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, député de Marseille, a notamment accusé le président de la République de vouloir ramener les Français à un système de retraite «d’avant 1910» avant le départ du cortège.

«En fait, avec son truc à points, il y aura autant de régimes spéciaux que de générations», a accusé le député, anticipant un mouvement social qui devrait durer : «Clairement l’économie du pays va en prendre un coup, mais c’est lui qui a pris le risque», a-t-il déclaré à la presse.

Outre le patron de LFI, le leader des socialistes marseillais Benoît Payan, ou Sébastien Barles, candidat écologiste à la mairie de Marseille pour les municipales en mars, étaient aussi présents dans le cortège.

11h09: Aurore Bergé, porte-parole de LREM, a estimé sur RFI que la grève interprofessionnelle de ce jeudi contre la réforme des retraites n’était pas comparable aux grandes grèves de 1995, car «les principes» de la réforme du gouvernement sont connus.

Remarquant que la date de cet appel à la mobilisation n’avait «pas été choisie par hasard» - elle correspond à l’une des grandes manifestations de 1995 contre la réforme des retraites portée par le Premier ministre Alain Juppé, qui avait été contraint de renoncer -, elle a toutefois estimé qu'«on n’est pas du tout dans le même contexte : ce qui est prévu aujourd’hui dans ce qui sera le futur projet de loi, aujourd’hui nous en connaissons les principes», a-t-elle souligné.

Parmi ces principes : la fusion des 42 régimes de retraites actuels en un seul, pour avoir un système «universel, par répartition, par points», plus «égalitaire» et davantage lisible, a-t-elle réaffirmé. Elle a aussi évoqué la promesse qu’il n’y aura «pas de retraites inférieures à 1.000 euros».

Aux partenaires sociaux et au gouvernement ensuite de «fixer ensemble les paramètres», a-t-elle souligné, en particulier sur une «question majeure: à partir de quelle date on considère que les Français doivent basculer dans le nouveau régime».

Elle a ainsi «regrett(é), alors que tout n’est pas déterminé, que cette mobilisation précède la négociation finale sur la date d’entrée dans le nouveau système».

Avant Mme Bergé, le secrétaire d’Etat Gabriel Attal avait vu en début de semaine une «vraie différence» avec 1995, lorsque la grève avait éclos sur «un sentiment de trahison» car le projet n’avait «pas été annoncé» pendant la campagne du président Chirac, alors que le système universel par points défendu aujourd’hui par l’exécutif figurait dans le programme du candidat Macron.

11h02: A Marseille, les manifestants sont également présents :

10h39: A Nantes, beaucoup de manifestants sont rassemblés près du château des Ducs de Bretagne. Le cortège doit bientôt partir.

10h21: Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a regretté jeudi, jour de mobilisation massive contre la réforme des retraites voulue par Emmanuel Macron, que «la logique qui prévaut» dans le camp syndical comme gouvernemental soit «de se mettre sur la figure».

«Je suis préoccupé parce que la logique qui prévaut c’est quand même de se mettre un peu sur la figure avant de commencer à discuter», a déclaré le responsable du premier syndicat français à l’antenne de France Culture.

«On est en train de se foutre sur la gueule pour un truc dont on ne connaît pas le contenu», a-t-il insisté.

«Certains (considèrent) que le système actuel serait parfait. Je ne suis pas de ceux-là, je suis désolé, il n’est pas parfait, loin s’en faut, il est miné d’inégalités et ça met en cause la solidarité qui est absolument indispensable dans un système par répartition», a-t-il ajouté.

«Et de l’autre côté, on a un gouvernement qui veut montrer les bras, les muscles, pour dire +s’il y a un peu d’affrontement, ça voudra dire que j’ai fait cette réforme+, c’est ridicule et c’est dangereux», a-t-il développé.

«Il ne faut pas jouer l’opinion dans ce qu’on est en train de vivre ces jours-ci», a prévenu M. Berger, déplorant un «jeu de rôles à partir du brouillard provoqué par le gouvernement».

«C’est dramatique parce qu’on n’est pas en 1995 : le ressentiment des citoyens sur tout un tas de sujets, il est très puissant», a-t-il relevé.

Interrogé sur son soutien au principe d’un système de retraites universel par points, M. Berger a résumé la position de sa confédération : «On veut ce régime à une seule condition, c’est qu’on y instille des éléments de justice», parmi lesquels «la prise en compte de la pénibilité».

Les inégalités, «on peut les résoudre en créant un régime universel, en mettant des mécanismes de compensation pour ceux qui sont les plus pénalisés aujourd’hui».

Il a déploré que «depuis cinq, six mois, le gouvernement (ait) perdu tout le monde et (ait) instauré l’idée que cette réforme, c’était aussi pour faire des économies».

Évoquant une «ligne rouge», il a rappelé que la CFDT contestait les calculs du Conseil d’orientation des retraites, qui prévoit un déficit des régimes de 7 à 18 milliards en 2025, date d’entrée en application théorique du nouveau système.

10h10: Jean-Luc Mélenchon a salué "la détermination populaire" à travers une mobilisation des "petites paies" et des "cadres", ce qui lui fait dire que "les gens ont compris que leur pouvoir d'achat va baisser. (...) Tout le monde va y perdre donc tout le monde est mobilisé."

10h04: Ce que l'on sait ce matin sur la situation en France :

TGV, métros ou bus bloqués, écoles fermées et près de 250 cortèges organisés : syndicats, partis d’opposition et «gilets jaunes» ont engagé jeudi avec l’exécutif un bras de fer autour de la future réforme des retraites, promesse phare du quinquennat d’Emmanuel Macron.

A l’origine de l’appel, le futur «système universel» de retraites par points, censé remplacer les 42 régimes existants (fonctionnaires, privés, régimes spéciaux, complémentaires). L’exécutif promet un système «plus lisible» et «plus juste», quand les opposants s’attendent à une «précarisation» des retraités.

«Il faut miser sur un bon gros coup», a estimé cette semaine Yves Veyrier, secrétaire général de FO, qui appelle à cette «première journée» avec la CGT, la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse.

Message reçu dans les transports, avec 90% des TGV et 80% des TER annulés, et 10 lignes du métro parisien fermées. Des grèves illimitées sont prévues à la RATP et à la SNCF où on s’attend déjà à un mouvement dans la durée.

«C’est fidèle à ce qui a été annoncé, relevait la SNCF à 07H30. On constate qu’il y a très peu de voyageurs à bord des trains».

«Trafic conforme», assurait également à 07H00 un porte-parole de la RATP. «C’est même un peu mieux que prévu» notamment sur les lignes 8 et 9 qui fonctionnent partiellement, et dans les tramways.

Les bouchons étaient quasiment résorbés peu avant 9H00 sur les routes d’Île-de-France avec 59 km, selon le site Sytadin.

Au moins quatre ronds-points étaient bloqués en Seine-Maritime, selon la police et la préfecture, dont le rond-point des vaches, bastion des «gilets jaunes» pendant leur mouvement. «Nous sommes 200 à 250, en gilets jaunes», a affirmé à l’AFP Olivier Bruneau, qui était un des leaders du mouvement.

A Marseille, la gare Saint-Charles était étonnamment silencieuse en début de matinée. «C’est vide, désert, je n’ai jamais vu la gare comme ça !», s’exclame Kevin, 26 ans, serveur dans un de ses cafés. Quant à la gare routière, ses entrées et sorties étaient bloquées par un barrage de grévistes CGT de la Régie des transports marseillais (RTM), a constaté une journaliste de l’AFP.

Dans le ciel, les compagnies aériennes ont été priées de réduire de 20% leur programme de vols.

Nombre d’écoles devaient aussi rester fermées. «70% des enseignants du primaire se sont déclarés en grève, et les taux dans le secondaire devraient être voisins, je n’ai jamais vu ça», a assuré Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU (premier syndicat).

Policiers, éboueurs, avocats, retraités ou transporteurs routiers - qui planifient des opérations escargots - appellent aussi à l’action. De même que des «gilets jaunes», le Parti socialiste, le PCF, La France insoumise et le Rassemblement national. Et 180 intellectuels, dont Thomas Piketty et Ariane Ascaride, face «aux offensives d’un gouvernement néolibéral et autoritaire».

Anticipant un mouvement long dans un contexte social tendu où les mécontentements se multiplient (hôpital, police, pompiers, enseignants, cheminots, «gilets jaunes»...), l’exécutif maintient le cap.

«Je n’y renoncerai pas», avait affirmé le chef de l’État qui a promis de s’exprimer «devant les Français» au moment où il «le considérera(it) opportun».

Le projet précis de réforme sera dévoilé mi-décembre pour un passage au Parlement début 2020.

Des syndicats peu coutumiers des manifestations sont de la partie : l’Unsa organise un rassemblement et la CFTC laisse «libre» ses syndicats.

Le président de la CFE-CGC, François Hommeril, a rappelé jeudi sur Public Sénat son appel à manifester, mais s’est dit «pas favorable a priori pour que le mouvement continue dans la durée», appelant le gouvernement «à la raison et à la négociation».

Seule la CFDT continue de soutenir l’idée d’une réforme «universelle». Mais son secrétaire général, Laurent Berger, ne veut pas de mesures d’économies portant sur l’âge de la retraite, la durée de cotisation ou le montant des pensions.

La suite du mouvement est déjà à l’ordre du jour, avec des assemblées générales en fin de journée dans les entreprises ou administrations, et une réunion vendredi matin de la CGT, FO, FSU, Solidaires, les organisations lycéennes Fidl, MNL, UNL et étudiante Unef.

Solidaires pousse à une nouvelle manifestation samedi, puis à une ou deux grèves interprofessionnelles, le 10 et/ou 12 décembre.

«Les transports vont être très compliqués, aujourd’hui comme demain», a convenu le secrétaire d’Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, selon qui «la grève peut encore durer quelques jours».

Les syndicats jouent gros. Ils n’ont pas obtenu de recul sur une réforme décriée depuis 2006, avec le Contrat première embauche. Et malgré une large mobilisation contre la réforme des retraites en 2010 - jusqu’à 2 millions de manifestants -, le projet a été validé.

«On n’a pas eu de grande victoire depuis 1995», relève Laurent Brun, patron de la CGT-Cheminots.

A Paris, le ministère de l’Intérieur s’attend à la présence de «quelques centaines» de «black blocs» et «gilets jaunes radicaux», «quelques milliers» dans tout le pays, une situation quasi habituelle depuis la loi travail de 2016. La préfecture de police a mobilisé près de 6.000 policiers et gendarmes.

10h01: Les députés La France insoumise Adrien Quatennens et Eric Coquerel ont de nouveau appelé jeudi le gouvernement à retirer son projet de réforme des retraites qui sera selon eux «mauvais pour l’ensemble des Français».

«Emmanuel Macron fait ce pari que la jalousie des Français entre eux va être supérieure à l’aspiration générale à de bonnes retraites», a affirmé Adrien Quatennens sur France Bleu Nord.

Mais «ce n’est pas aujourd’hui le mouvement social des régimes spéciaux. L’ensemble des professions seront concernées», a ajouté le numéro 2 de La France insoumise, selon qui «tout le monde sera perdant».

«Il n’y a qu’un seul objectif aujourd’hui et dans les jours qui suivront, c’est que le gouvernement batte en retraite, qu’Emmanuel Macron retire sa réforme pour qu’on en fasse une autre», a-t-il ajouté.

Il faut «que le gouvernement soit obligé de retirer son projet» qui «est mauvais dans son ensemble et pour l’ensemble des Français», a de son côté affirmé le député de Seine-Saint-Denis Eric Coquerel sur Radio Classique.

«Le plus efficace, à un moment donné, c’est une grève générale reconductible» qui serait «le meilleur moyen de faire céder le gouvernement», a-t-il ajouté.

Pour M. Quatennens «on devrait pouvoir partir dès 60 ans et avec un niveau de pension digne» soit «aucune pension sous le Smic pour une carrière complète». «Tout ça est absolument finançable», a-t-il ajouté, appelant à «étendre la reconnaissance de la pénibilité à d’autres métiers».

09h45: En raison du mouvement de grève national, la Tour Eiffel est fermée. Son parvis reste néanmoins accessible gratuitement.

09h57: Selon la SNCF, le trafic dans les transports est "fidèle à ce qui a été annoncé, il n'y a aucune alerte particulière."

09h24: "On ne pense pas qu’il y aura une amélioration sensible demain" dans les transports, selon la ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne.

08h38: Surprise ce matin avec trois fois moins de bouchons que d'habitude en Île-de-France à 8 heures.

 

08h23: Christophe Castaner a fait savoir que des éléments violents étaient attendus par les forces de sécurité. Le ministre de l'Intérieur a catégorisé ces individus en les qualifiant de «black blocs» et de «Gilets jaunes radicaux». Ils seraient attendus au nombre de 400 à Paris et 600 sur tout le territoire, selon les informations du journal Le Parisien, tandis que BFMTV annonçait jusqu'à «1 000 casseurs» attendus dans le cortège parisien, évoquant une déclaration du préfet de police Didier Lallement qui aurait prévenu les maires d'arrondissement à cet égard lors d'une réunion le 3 décembre. 

08h11: D'après un sondage Yougov pour Le HuffPost, 60% des Français soutiennent cette grève, dont un tiers des électeurs d’En marche !

07h21: Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d'État aux transports, est présent ce matin sur le terrain et il a pris la parole: "C'est la vraie vie des Français. Ils sont dans les métros, les RER et un peu en galère sur les quais, c'est important de discuter avec ceux qui sont au boulot aujourd'hui et puis d'être en capacité de donner un message d'encouragement aux agents qui sont venus travailler. Et puis c'est important de s'imprégner de l'atmosphère ici. Il faut être lucide, j'imagine que le mouvement va se prolonger."

07h12: Le ministre de l’Intérieur promet dans un courrier aux policiers que la réforme leur permettra de maintenir des niveaux de retraite comparables aux pensions actuelles .  Dangerosité du métier Actuellement les policiers bénéficient d’une bonification spéciale dite « du cinquième » ou « quinquennale », qui leur offre une annuité (quatre trimestres) de cotisation tous les cinq ans. Elle est plafonnée à cinq annuités et, pour y être éligible, le fonctionnaire doit avoir exercé 27 ans. La perspective de perdre ces avantages, alors que la profession souffre d’être déconsidérée, avait poussé les policiers à une marche de la colère le 2 octobre dernier.

 

07h10: Le taux de grévistes dans les écoles devrait s'élever à 55%, 78% à Paris, a annoncé Jean-Michel Blanquer. "Environ 30% des écoles pourront assurer" un service minimal d'accueil, a précisé le ministre de l'Éducation nationale.

07h06: A Paris, la grève est très suivie à la RATP. Dix lignes de métro sont fermées pour la journée et le trafic est très perturbé sur les 4, 7 et 9. La 8 sera finalement en service partiel ce matin, avec seulement un train sur 5 entre Pointe du Lac et Reuilly Diderot, uniquement aux heures de pointe.

06h43: Les autorités prévoient environ 20.000 manifestants dans la capitale, et entre 300 à 400 casseurs et autres black blocs, issus tant des rangs de l’ultra gauche que des "ultras jaunes", ces "gilets jaunes" qui se sont radicalisés et sont bien déterminés à affronter les forces de l’ordre et à faire des dégâts. 6.000 policiers et gendarmes seront ainsi mobilisés à Paris.

06h32: Les accès vers Paris commencent déjà à être saturé avec plus de 100 kilomètres de bouchons.

06h01: Onze lignes de métro fermées à la RATP, plus de 90% des trains SNCF supprimés, des centaines de vols annulés, des lignes de bus à l'arrêt en région : les transports seront très fortement perturbés  par les appels à la grève contre la réforme des retraites. "Avec moins de 10% du trafic habituel" jeudi "sur l'ensemble du réseau" SNCF, "très clairement, nous invitons nos clients à annuler leurs déplacements", prévenait mardi la directrice de la communication du groupe.

La mobilisation des cheminots "est plus forte qu'en 2018", lors de la grande grève contre la réforme ferroviaire, du jamais-vu depuis l'entrée en vigueur de la loi de 2007 sur le service garanti, notait Agnès Ogier. Les TER seront les plus touchés par cette grève illimitée. Seulement 3% de ces trains régionaux circuleront en moyenne, voire aucun dans certaines régions. La Bretagne et l'Occitanie seront les plus affectées.

Des autocars de substitution assureront 23% des liaisons habituelles. Sur le réseau TGV, les axes Atlantique et Sud-Est seront les plus perturbés, avec 10% des trains en circulation. Il y aura un TGV sur six sur les axes Est, Nord et pour les Ouigo, un Eurostar sur deux et deux Thalys sur trois.

Aucun TGV intersecteurs (province-province) ne roulera. En Ile-de-France, 90% des Transilien (RER SNCF et trains de banlieue) seront supprimés, avec une desserte squelettique voire inexistante sur certaines lignes. De même, 90% des trains Intercités resteront au dépôt.

Vers la Normandie par exemple, il n'est prévu que deux allers-retours entre Paris, Rouen et Le Havre. Onze lignes de métro sur seize fermées, aucun RER (A et B) aux heures creuses : après le "coup de semonce" de la grève très suivie à la RATP le 13 septembre - un record de perturbations depuis 2007 -, le trafic sera encore plus perturbé sur l'ensemble du réseau francilien jeudi, au premier jour d'une grève là aussi illimitée.

Sur la ligne 9, un métro sur quatre est prévu, mais seulement entre les stations Nation et Mairie de Montreuil. Et uniquement aux heures de pointe, comme pour les lignes 4 (un métro sur trois) et 7 (un métro sur quatre), dont certaines stations seront fermées.

Les lignes automatiques 1 et 14 circuleront normalement, au risque d'être saturées à certaines heures. Le trafic sera normal sur la ligne Orlyval qui dessert l'aéroport d'Orly. Dans le réseau de bus RATP, un tiers du trafic sera assuré. Il y aura un tramway sur trois aux heures de pointe sur certaines lignes, et toute la journée un tramway sur trois sur les lignes 7 et 8 ainsi qu'un tramway sur deux sur la ligne 6. 

05h23: Le point en région :

A Strasbourg, le trafic sera interrompu sur quatre des six lignes de tram. De nombreuses lignes de bus seront également affectées. Des difficultés qui s'ajouteront à la suppression des arrêts dans le centre historique pour assurer la sécurité du marché de Noël.

A Lyon, les métros, tramways et funiculaires circuleront normalement alors que débute la Fête des lumières.

A Toulouse, les deux lignes de métro automatiques fonctionneront normalement et environ 60% du service tram et bus devrait être assuré.

A Bordeaux, l'opérateur TBM prévoit un "trafic extrêmement perturbé" : la circulation des trois lignes de tram sera seulement assurée de 06H30 à 20H30 avec une fréquence de quinze minutes.

Une quarantaine de lignes de bus seront à l'arrêt. A Marseille, sur les deux lignes de métro, RTM prévoit une rame environ toutes les dix minutes entre 08H00 et 17H00. Pour les tramways, la fréquence pourrait être fortement allongée. Une grande partie des bus ne rouleront pas.

A Nantes, le tramway et une vingtaine de lignes de bus fonctionneront en service réduit. A Rennes, le métro ne sera pas touché, ni les navettes du festival Trans Musicales, contrairement à certains bus.

Le réseau lillois sera "fortement impacté", selon Transpole, qui prévoit une fermeture totale de la ligne 2 du métro et une "fréquence modifiée" sur la ligne 1.

Source JMM

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