Le Fil Actu - Didier Gailhaguet : "Je n'avais jamais entendu parler de viol sur les personnes d'Hélène Godard et Sarah Abitbol (...) Pour être démissionnaire, il faudrait que j'aie commis une faute. Je n'estime pas en avoir commise" - Les Infos Videos
Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Les Infos Videos

Les Infos Videos

Le meilleur des Infos et des videos du moment. Retrouvez toutes les news 24h/24 et 7j/7.

Le Fil Actu - Didier Gailhaguet : "Je n'avais jamais entendu parler de viol sur les personnes d'Hélène Godard et Sarah Abitbol (...) Pour être démissionnaire, il faudrait que j'aie commis une faute. Je n'estime pas en avoir commise"

15h57: Le point sur ce qu'il faut retenir de la conférence de presse :
 
Une ministre «moralisatrice» et un entraîneur accusé de viol qu’il n’a «absolument pas protégé» : le patron du patinage français Didier Gailhaguet s’est défendu mercredi en ciblant Roxana Maracineanu et en aiguisant sa défense, en pleine tourmente liées aux révélations qui touchent sa fédération.
 
«Mme la ministre ne m’a pas entendu, elle est drapée dans ses certitudes», a déclaré M. Gailhaguet lors d’une conférence de presse, évoquant pêle-mêle «une fédération accusée, une ministre moralisatrice et des opportunistes de circonstances que l’on n’a pas vus dans les patinoires depuis 10 ans».
 
Le président de la Fédération française des sports de glace (FFSG) a par ailleurs pointé qu’un cas d’abus sexuel avait touché le club de natation de Clamart (Hauts-de-Seine), celui de la ministre des Sports Roxana Maracineanu, ancienne championne du monde.
 
Ces déclarations sont intervenues juste après l’annonce du soutien du gouvernement à la demande de démission formulée lundi par Roxana Maracineanu.
 
Cette demande de démission est «évidemment partagée par l’ensemble du gouvernement», a déclaré mercredi la porte-parole du gouvernement Sibeth N’Diaye.
 
Après le choc causé par les accusations de Sarah Abitbol et de plusieurs patineuses la semaine dernière, Didier Gailhaguet avait été convoqué en urgence lundi par Roxana Maracineanu pour avoir des explications.
 
A l’issue de leur entrevue, la ministre des Sports avait demandé à Didier Gailhaguet de démissionner, et annoncé l’ouverture d’une enquête administrative.
 
Mardi soir, à l’issue d’une réunion du bureau exécutif de la Fédération française des sports de glace (FFSG), M. Gailhaguet a annoncé qu’il ne prendrait pas de décision sur une éventuelle démission avant la fin de l’inspection administrative demandée par la ministre. Ce qu’il a de nouveau rappelé mercredi.
 
Dans la foulée de la tenue du bureau exécutif mardi soir, quatre des seize membres du bureau exécutif ont démissionné, en désaccord avec le maintien à son poste de Didier Gailhaguet.
 
Mercredi, le président de la FFSG a affirmé qu’il avait lui-même demandé une enquête administrative au ministère des Sports, en 2000, sur l’entraîneur Gilles Beyer, à l’époque déjà controversé, et désormais accusé de viols par Sarah Abitbol. «Savez-vous qui l’a demandé ? C’est moi», a-t-il affirmé.
 
«Je n’ai absolument pas protégé Gilles Beyer», a souligné Gailhaguet, affirmant avoir appris les accusations de viols «il y a une semaine et demi», pour des faits remontant à plus de 20 ans.
 
Sur ces faits, Didier Gailhaguet avait auparavant lancé : «Je n’ai pas de mots pour décrire mon dégoût».
14h32: Didier Gailhaguet s'exprime face aux journaliste :
 
"Il faut une capacité à encaisser les coups, et surtout les coups bas."
 
"Je suis ici pour rétablir une stricte vérité."
 
"Si je suis ici devant vous, c'est que Madame la ministre ne m'a pas entendue, drapée dans des certitudes et une médiatisation en folie."
 
"Ces gamines, qui sont aujourd'hui des femmes, sont des personnes que j'ai entrainées, ou dirigées ou que je connais. Que je connais bien, je les aime bien. Je suis atterré par ce triste constat de vie de femme brisée à cause de salauds qui ont profité de leur innocence. Il n'y a pas de mots pour décrire le dégoût que je ressens."
 
"La fédération, ce n'est pas un ramassis de pervers sexuelles ayant la culture du viol. Depuis quand dans ce pays a-t-on supprimé la présomption d'innocence ?"
 
"Je suppose que vous les journalistes, vous vous basez sur des faits, rien que des faits. Ceci sont trop graves pour qu'on joue ici de mauvais rôles. Etre dans l'actualité ne signifie pas forcément être dans la réalité. Ces faits, je les ai découverts pour 90% d'entre eux par la presse et par un livre. Ils sont affreux, inadmissibles, nous ne les supportons pas."
 
"Vous ne trouverez jamais mon nom dans des affaires de violence, de maltraitance de l'enfant. Je suis un homme imparfait, mais je suis un homme clean."
 
"Nous ne sommes pas les seuls. 28 sports ont été concernés par des affaires sur des mineurs de moins de 15 ans. Le sport français est victime de ce fléau. Il semblerait qu'en raison du livre de Madame Abitbol, tout soit concentré sur la FFSG. C'est une honte car toutes les victimes ont droit au même respect."
 
"Je suis sali par des minables qui ne connaissent ni mon travail, ni l'homme."
 
"Où aurais-je bien pu pêcher par ignorance, naïveté ou incompétence ? J'ai fait le parcours pas à pas. Si je n'ai pas fait de fautes, des erreurs, j'en ai trouvé. Qui n'en commet pas ?"
 
"Il n'y a pas eu un seul cas pendant ma présidence qui n'ait pas été traité."
 
Didier Gailhaguet évoque le cas Gilles Beyer, entraîneur de Sarah Abitbol : "C'est moi qui ai demandé l'enquête administrative au ministère des Sports. La thèse du copinage, bonjour !"
 
"Les services de Mme Buffet, alors ministre des Sports, ont dysfonctionné."
 
Didier Gailhaguet assure également avoir prévenu les dirigeants du club de Gilles Beyer des faits reprochés à ce dernier.
 
"Ils m'ont écouté et entendu. M. Beyer a été placé dans une fonction purement administrative."
 
"Une fédération sportive, ce n'est pas la justice, ce n'est pas la police, ce n'est pas le ministère des Sports."
 
"Je n'avais jamais entendu parler de viol sur les personnes d'Hélène Godard et Sarah Abitbol."
 
"J'ai appris ces faits il y a une semaine et demi. Ces faits sont horribles."
 
"Tout le monde savait ? Que diable ceux qui savaient n'ont pas dénoncé les faits ? Il est trop facile de venir baver sur les plateaux de télé en disant que tout le monde savait, sans n'avoir rien dit avant."
 
"La première enquête administrative, celle que j'ai réclamée, a conclu que monsieur Beyer ne devrait plus se retrouver dans une situation d'encadrement de mineurs. Pourquoi irais-je alors à l'encontre des résultats d'une enquête que j'ai moi-même demandé ? Ce serait totalement débile."
 
"Monsieur Beyer a été réintégré dans toutes ses fonctions d'entraîneur en 2001 par le ministère. Il a retrouvé son bureau, sans d'autres explications. (...) Pour couronner les dysfonctionnements du ministère, monsieur Beyer a continué à organiser des stages, et ce pendant 17 ans sans discontinuer, en internat, avec des mineurs, avec la bénédiction des services déconcentrés de l’Etat. Je vous laisse juger."
 
"Monsieur Beyer n'a fait l'objet d'aucune plainte, aucune enquête de police."
 
Le président de la Fédération française des Sports de glace énumère les autres cas de violences sexuelles révélés ces derniers jours.
 
"Parler de réseau de copains, s'auto-protégeant, d'omerta... De biens grands mots pour désigner une méconnaissance des faits et des dysfonctionnements avérés, y compris ceux de l'Etat, c'est trop facile. S'il fallait condamner des gens sur l'unique rumeur, il n'y aurai plus personne dans cette salle."
 
"La fédération est salie."
 
"Pour être démissionnaire, il faudrait que j'ai commis une faute. Je n'estime pas en avoir commise. Des erreurs, certainement, mais pas des fautes. La ministre ayant annoncé qu'elle mettait en place une inspection générale, j'attendrai les résultats de cette inspection."
 
"Il m'est demandé de démissionner à propos de faits qui remontent à trente ans, que je connais depuis une semaine et demi. C'est comme si on demandait à Mme la ministre de démissionner parce que dans son club de natation de Clamart se trouvait un pervers sexuel. Si coup de balai il y a, il faut le faire chez soi."
 
"De qui se moque-t-on ? Stigmatiser un président de fédération honnête et travailleur, c'est dégueulasse."
 
"Je n'ai absolument pas protéger Gilles Beyer. Je suis celui qui a diligenté l'enquête administrative."
 
"Je considère que tout ce cinéma concernant l'omerta, je considère que c'est faux. Il y a quelques salopards qui ont fait des choses immondes mais il n'y a pas de réseau de protection."

"Je suis persuadé que ma démission va régler tous les problèmes du sport français et des abus sexuels immédiatement", ironise Didier Gailhaguet.

"Dans beaucoup de clubs, il y a des enseignants qui enseignent à deux, voire à plus (...) "Je n'ai commis aucune faute. Je ne suis pas là pour me défendre (...) Je n'ai rien à dire à Gilles Beyer. Les faits parlent d'eux-même."

"Il ne faut pas que ces faits puissent se reproduire."

"L'important, c'est que la libération de la parole se fasse."

"Il y a des choses que je sais que je ne dirai pas aujourd'hui."

6h42: Le président de la Fédération française des sports de glace (FFSG) Didier Gailhaguet annonce qu'il ne prendra pas de décision sur une démission "avant la fin de l'inspection". "La ministre ayant annoncé qu'elle mettait en place une inspection générale, le président de fédération que je suis attendra les résultats de cette inspection avant de prendre une décision sur une démission demandée par Madame la ministre", a déclaré Didier Gailhaguet en marge d'un bureau exécutif extraordinaire de la FFSG organisé au siège de l'organisation à Paris.
 
Les révélations de l'ex-championne de patinage Sarah Abitbol, qui accuse dans son livre "Un si long silence" son entraîneur Gilles Beyer de l'avoir agressée sexuellement et violée entre 1990 et 1992, ont provoqué un séisme dans le monde du sport. Face aux nombreux témoignages qui ont émergé depuis ces révélations, les membres de la Commission des athlètes de haut niveau du Comité national olympique et sportif français ont décidé de prendre la parole pour manifester leur solidarité avec les victimes et proposer des solutions pour "agir collectivement et briser le silence". France Info publie donc ce matin une tribune pour dire stop aux violences sexuelles dans le sport:
 
"OUI, nous, athlètes de haut niveau, souhaitons que les choses changent. OUI, nous avons la responsabilité que d'autres témoignages ne sortent pas dans vingt ans. OUI, les personnes impliquées qui ont laissé le mal se répandre doivent assumer leur inaction. OUI, nous soutenons la ministre des Sports qui a su prendre des positions fortes et engager la lutte contre toute forme de violence dans le milieu sportif. (...) Nous proposons que les casiers et les antécédents judiciaires des bénévoles, des entraîneurs et des dirigeants de clubs et de fédérations soient systématiquement contrôlés, par une cellule neutre, indépendante et dotée d'une capacité d'intervention.
 
Et l'interdiction à vie d'exercer tout métier au contact de la jeunesse, quel que soit le domaine, pour tous les agresseurs et les prédateurs sexuels avérés. Nous demandons enfin la mise en place d'actions de formation, de sensibilisation et de prévention pour éduquer les enfants, adolescents, entraîneurs et managers dans toutes les structures sportives. A tous ! Sportifs, parents, entraîneurs, managers, présidents de fédération, de ligue, de club, bénévoles, journalistes, médecins, politiques, victimes ou témoins, amoureux du sport, ne laissons pas le mur du silence se reconstruire !"
 
Source JMM
 

« Il faut profiter du moment pour tout mettre à plat : retirer les sports qui n'ont plus leur place dans cette fédération comme le bobsleigh, la luge et le skeleton qui n'ont rien à y faire. Ces sports qui n'intéressent pas la FFSG doivent prendre leur autonomie, voler de leurs propres ailes comme ils le font au niveau international. Le patinage a toujours fonctionné tout seul. Qu'il continue, sans les autres. »

>>> Faudra donc rebaptiser le nom et appeler désormals la FFPA.

 
"Tout le monde savait ? Que diable ceux qui savaient n'ont pas dénoncé les faits ? Il est trop facile de venir baver sur les plateaux de télé en disant que tout le monde savait, sans n'avoir rien dit avant."
 
"Parler de réseau de copains, s'auto-protégeant, d'omerta... De biens grands mots pour désigner une méconnaissance des faits et des dysfonctionnements avérés, y compris ceux de l'Etat, c'est trop facile. S'il fallait condamner des gens sur l'unique rumeur, il n'y aurai plus personne dans cette salle."
 
>>> Complètement d'accord.

 

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article