Le meilleur des Infos et des videos du moment. Retrouvez toutes les news 24h/24 et 7j/7.
17 Décembre 2016
Il est des choses sur cette Terre qui nous font sursauter d’horreur et nous font tomber de notre siège. Violée, enceinte, mariée à un homme de sa famille, rien ne manque au tableau pour faire de la vie de cette enfant tunisienne, un traumatisme incarné. Le tribunal de première instance de Kef a approuvé le mariage de la victime et de son bourreau le 1er décembre dernier.
Quatre jours après l’annonce de l’accord donné par le tribunal, le mariage de la jeune tunisienne de 13 ans et onze mois, a été prononcé. Violée par le frère d’un de ses beaux-frères, puis enceinte, elle a été mariée pour éviter à son violeur d’être poursuivi par la Justice. En Tunisie, un homme qui “fait subir sans violence l’acte sexuel à un enfant de sexe féminin âgé de moins de 15 ans accomplis” peut être incarcéré six ans. Petit détail seulement : “le mariage du coupable avec la victime (…) arrête les poursuites” (article 277 bis du Code Pénal Tunisien). Le porte-parole du tribunal de première instance de Kef a affirmé que la jeune fille n’avait “pas été violée”, car “à l’âge de 13 ans, comme elle est pubère, elle est consentante. Nous avons considéré qu’elle est apte au mariage. La preuve elle est enceinte.”
Ces phrases et ces actes insoutenables ont heureusement alerté la protection de l’enfance et le procureur de la République, qui se sont opposés à la célébration du mariage qui était prévue la semaine dernière. Mais le mal est fait, la jeune fille étant officiellement mariée, car « Les deux familles ont demandé le mariage pour ne pas faire scandale ». L’association de la protection de l’Enfance réclame l’annulation de cette union, et l’abrogation de l’article 227 bis du Code Pénal, voire la réforme totale de ce dernier. Soutenue par d’autres associations et par un mouvement de Tunisiens scandalisés prêts à manifester à Tunis devant l’Assemblée des Représentants, la directrice de l’association de la protection de l’enfance à Kef, Houba Habboudi, a déclaré au micro de l’AFP : ”Quand il s’agit d’une enfant de 13 ans, on ne peut parler d’un rapport sexuel avec consentement. Il s’agit d’un viol ! ”.
La présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) s’est ralliée à cette lutte qui doit absolument faire du bruit et obliger les juges à réviser leur verdict. Une affaire scandaleuse mais délicate, dans un pays où la discrimination des femmes est forte, même si la Tunisie est considérée comme l’un des plus respectueux des droits des femmes… pour en arriver là, il faut bien admettre que toute notion de respect est relative. Et qu’il y a encore des (légers) ajustements à faire.
/http%3A%2F%2Flareleveetlapeste.fr%2Fwp-content%2Fuploads%2F2016%2F12%2Fimage-couv-site-09876543222.jpg)
Une fillette de 13 ans mariée à son violeur qui l'a mise enceinte révolte la Tunisie
Il est des choses sur cette Terre qui nous font sursauter d'horreur et nous font tomber de notre siège. Violée, enceinte, mariée à un homme de sa famille, rien ne manque au tableau pour faire d...
http://lareleveetlapeste.fr/fillette-de-13-ans-mariee-a-violeur-mise-enceinte-revolte-tunisie/