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EN DIRECT - Le CSA décide de retirer son mandat au Président de Radio France, Mathieu Gallet après sa condamnation pour favoritisme à l'INA - La Ministre de la communication satisfaite - Les avocats de Mathieu Gallet furieux

16h48: Dans un communiqué, le SNJ de Radio France a tenu à réagir à la révocation de Mathieu Gallet. "Le premier groupe radiophonique français se retrouve désormais sans PDG. Cette situation inquiète fortement les personnels car elle place leur entreprise dans une situation aussi inédite que périlleuse, à l'heure où l'Etat veut profondément réformer l'audiovisuel public".

Le syndicat précise que, désormais, "sans capitaine, le navire Radio France n'a plus ni gouvernail, ni boussole. Une situation que ne méritent pas les 4 500 salariés".

"Plus que jamais, le SNJ sera sur le pont pour tenter d'éviter que cette belle maison ne soit sabordée par son actionnaire. Le SNJ demande l’interruption des discussions sur l'avenir de l'audiovisuel public jusqu'à ce que Radio France ait retrouvé un dirigeant légitime, aucun intérimaire ne pouvant raisonnablement engager l'avenir et l'existence même de l'entreprise", conclut le SNJ dans son communiqué.

16h43: Les avocats de Mathieu Gallet, révoqué de la présidence de Radio France par le CSA après sa condamnation pour favoritisme, ont regretté mercredi que "la pression de l'Etat" ait été "plus forte que la présomption d'innocence".

"C'est une décision que nous regrettons profondément. La pression de l'Etat a été plus forte que la présomption d'innocence", ont dénoncé les avocats Christophe Ingrain et Rémi Lorrain. "C'est inquiétant de voir l'Etat promouvoir le principe d'exemplarité parce que c'est le règne de l'arbitraire", ont-ils ajouté dans un communiqué.

16h37: Françoise Nyssen, la ministre de la Culture, vient de réagir via un communiqué à la révocation de Mathieu Gallet. La Ministre "prend acte" et rappelle la nécessité "d'exemplarité des dirigeants".

"C'est une condition absolue de bonne gouvernance et de légitimité des services publics et des acteurs qui en sont responsables", continue-t-elle. 

16h30: Le point à 16h30 :

Le patron de Radio France Mathieu Gallet a perdu la partie : le CSA a décidé mercredi de le révoquer à compter du 1er mars, tirant les conséquences de sa condamnation pour favoritisme lorsqu'il dirigeait l'INA, et répondant aux voeux du gouvernement qui réclamait son départ.

"Le Conseil supérieur de l'audiovisuel, réuni ce jour en assemblée plénière, a décidé de retirer son mandat au président de Radio France Mathieu Gallet et ce, à compter du 1er mars 2018" : c'est par ce bref communiqué publié dans l'après-midi que les sept "sages" du gendarme de la radio et la télévision, réunis depuis le début de la matinée pour trancher le sort de
Mathieu Gallet, ont fait connaître leur verdict. Sollicité par l'AFP, Mathieu Gallet ne s'est pas exprimé dans l'immédiat. Le CSA détaillera plus tard dans la journée les motifs de sa décision, comme le prévoit la loi.

Mathieu Gallet était sur la sellette depuis sa condamnation le 15 janvier à un an de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende, pour avoir favorisé deux sociétés de conseil lorsqu'il présidait l'Institut national de l'audiovisuel entre 2010 et 2014. Le dirigeant de Radio France, qui n'a cessé de protester de son innocence, avait fait appel et refusé de démissionner, mais la ministre de la Culture Françoise Nyssen avait jugé son maintien en fonctions "inacceptable", et appelé l'intéressé et le CSA à "tirer les conséquences" du jugement.

C'est le CSA lui-même qui avait nommé Mathieu Gallet à la tête de Radio France en 2014, à la surprise générale, faisant du fringuant dirigeant de l'INA (qui vient d'avoir 41 ans) le plus jeune patron de la radio publique.

C'est un revers sans précédent pour Mathieu Gallet, qui avait jusqu'ici connu une trajectoire météoritique dans l'univers des médias. Il était parvenu à surmonter plusieurs épreuves au début de son mandat à Radio France, notamment une polémique sur le coût de rénovation de son bureau et sur ses dépenses en communication, ainsi qu'une grève historique d'un mois
contre des suppressions de poste. Mais il pouvait se prévaloir d'un bilan solide, avec des finances qui devraient revenir à l'équilibre cette année et des audiences record, comme il a eu l'occasion de l'expliquer lors de sa longue audition lundi au siège du CSA. Cette décision est totalement inédite pour le CSA, qui n'avait jusqu'ici jamais eu à lancer une procédure de révocation d'un dirigeant de l'audiovisuel public.

Le choix était cornélien pour le régulateur, alors même que l'exécutif prépare une réforme en profondeur de l'audiovisuel public. En écartant Mathieu Gallet, le CSA court le risque de paraître céder à une injonction du gouvernement, et s'expose à un probable recours  de l'intéressé devant le Conseil d'Etat. Mais à l'inverse, s'il l'avait maintenu à son poste, le CSA
aurait pu se voir reprocher de chercher à défendre à tout prix son indépendance et un manque de fermeté sur la question de l'éthique.

Comme s'y est récemment engagé son président Olivier Schrameck, c'est le CSA qui désignera le successeur de Mathieu Gallet, un processus qui prendra plusieurs mois. En attendant, c'est le doyen des administrateurs de Radio France nommés par le CSA qui assurera l'intérim à la tête du groupe public. Il s'agit de Jean-Luc Vergne, 69 ans, ancien DRH de plusieurs grands  groupes (Sanofi, Elf Aquitaine, PSA, BPCE), qui n'avait pas d'expérience de l'audiovisuel avant d'intégrer le conseil d'administration de Radio France, fin 2016.

C'est la première et la dernière fois, a priori, que le CSA exerce son pouvoir de révocation des dirigeants de l'audiovisuel public, puisque le gouvernement veut donner aux conseils d'administration des groupes concernés le droit de nommer et démettre leurs présidents. La mesure devrait figurer dans un projet de loi qui sera présenté d'ici la fin de l'année.

D'ici là, "c'est au CSA qu'il incombe selon la procédure prévue par la loi de désigner le président de Radio France", avait expliqué M. Schrameck la semaine dernière, ajoutant que "la loi peut changer, mais aujourd'hui elle n'a pas changé".

16h15: Pour Catherine Morin-Desailly (Union Centriste – Seine-Maritime), présidente de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication, « la décision du CSA de mettre fin aux fonctions de Mathieu Gallet à la tête de Radio France a pour mérite de réaffirmer l’exigence d’exemplarité des dirigeants de l’audiovisuel public et de protéger l’entreprise, à un moment où l’attention de son président est mobilisée par les nécessités de sa défense ».

Dans un communiqué, la sénatrice a tenu à saluer les résultats de Mathieu Gallet en termes d’audience et de qualité des programmes. « Malgré les efforts engagés par Mathieu Gallet, les finances de l’entreprise demeurent fragiles et la situation du chantier de la Maison de la Radio continue d’inquiéter les salariés » observe-t-elle.

Catherine Morin-Desailly estime, enfin, qu’« il est urgent de redonner un cap à une entreprise qui fait la fierté de l’audiovisuel public et d’engager à cette occasion la réforme proposée par le Sénat depuis 2015 à travers le rapport Leleux-Gattolin ».

C’est pourquoi elle appelle de ses vœux « une gouvernance nouvelle pour un audiovisuel public rassemblé afin de répondre aux défis des nouveaux usages et de la délinéarisation ».

15h31: Comme l’a indiqué récemment son président Olivier Schrameck, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a l’intention de désigner un successeur à Mathieu Gallet, en vertu des règles actuelles, un processus qui prendra plusieurs mois.

Le gouvernement veut confier le pouvoir de nommer et révoquer les dirigeants de l’audiovisuel public aux conseils d’administration des sociétés concernées, une mesure qui devrait figurer dans un projet de loi attendu en fin d’année.

15h30: Conséquence de ce départ forcé du dirigeant, c’est le doyen des administrateurs de Radio France nommés par le CSA qui va devoir assurer l’intérim à la tête du groupe public, comme le prévoient les statuts du groupe.

Il s’agit de Jean-Luc Vergne, 69 ans, ancien DRH de plusieurs grands groupes (Sanofi, Elf Aquitaine, PSA, BPCE), qui n’avait pas d’expérience de l’audiovisuel avant d’intégrer le conseil d’administration de Radio France, fin 2016.

15h20: C’est le CSA lui-même qui avait nommé Mathieu Gallet à la tête de Radio France en 2014, à la surprise générale, faisant du fringuant dirigeant de l’INA (qui vient d’avoir 41 ans) le plus jeune patron de la radio publique.

15h15: Le CSA a annoncé dans un communiqué avoir «décidé de retirer son mandat» au président de Radio France Mathieu Gallet, «à compter du 1er mars», après sa condamnation pour favoritisme lorsqu’il dirigeait l’Ina, qui avait poussé le gouvernement à réclamer son départ.

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a précisé qu’il détaillerait «ultérieurement» dans la journée les motifs de sa décision. Mathieu Gallet a été condamné le 15 janvier à un an de prison avec sursis et 20.000 euros d’amende, pour avoir favorisé deux sociétés de conseil lorsqu’il présidait l’Institut national de l’audiovisuel.

08h30: Mathieu Gallet a déjà été confronté à des épreuves au début de son mandat à Radio France, notamment une polémique sur le coût de rénovation de son bureau et sur ses dépenses en communication, ainsi qu'une grève historique d'un mois contre des suppressions de poste.

Mais il peut se prévaloir d'un bilan solide, avec des finances qui devraient revenir à l'équilibre cette année et des audiences record, comme il a eu l'occasion de l'expliquer lors de sa longue audition lundi au siège du CSA. Le CSA ne dispose d'aucune jurisprudence pour guider sa décision, et devra donc porter une "appréciation d'ensemble", a expliqué la semaine dernière son président Olivier Schrameck.

"Ma responsabilité, c'est l'indépendance du CSA", avait-il également lancé, sans dévoiler pour autant ses intentions concernant Mathieu Gallet.

08h00: Si le gouvernement, par la voix de la ministre de la Culture Françoise Nyssen, a jugé son maintien à la présidence de Radio France "inacceptable", au nom d'un devoir d'exemplarité des dirigeants d'entreprises publiques, l'intéressé a refusé de démissionner -- avant même sa condamnation -- et a fait appel du jugement.

C'est donc au CSA, qui détient actuellement le pouvoir de nommer et révoquer les patrons de l'audiovisuel public, qu'il revient maintenant de statuer sur son sort à Radio France. Et ce en vertu d'une procédure totalement inédite lancée la semaine dernière par l'autorité de régulation.

07h42: L'heure du verdict a sonné pour Mathieu Gallet : le CSA va décider ce mercredi de maintenir ou de révoquer le patron de Radio France, condamné pour favoritisme à l'INA et poussé vers la sortie par le gouvernement.

Le plus grand suspense règne avant l'annonce de cette décision sans précédent pour le Conseil supérieur de l'audiovisuel. Ses sept membres, après avoir longuement auditionné lundi le PDG de Radio France, doivent se retrouver à partir de 9H00 au siège parisien de l'autorité de régulation. Leur délibération pourrait durer plusieurs heures.

La question à laquelle doivent répondre les "sages": Mathieu Gallet est-il en capacité de continuer à diriger pleinement Radio France, premier groupe français de radio, après sa condamnation le 15 janvier à un an de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende pour avoir favorisé deux sociétés de conseil lorsqu'il présidait l'Institut national de l'audiovisuel (2010-2014) ?

Source JMM

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