Le géant de la grande distribution n'a pas trouvé de repreneur pour ces enseignes de proximité. Malgré les propositions de reclassement, les syndicats craignent de nombreux licenciements.
C'est une nouvelle étape dans la restructuration de Carrefour, lancée par le nouveau PDG Alexandre Bompard, passé par Canal +, Europe 1 et la Fnac.
2 400 postes vont être supprimés sur les sites du siège et 227 magasins de proximité, Carrefour market, Carrefour city ou Carrefour contact, vont fermer leurs portes dans les prochaines semaines.
Ces petites et moyennes surfaces, qui faisaient partie d'une liste de 273 magasins menacés, rachetés à Dia, en 2014, n'ont trouvé personne pour les reprendre.
« Ce sont bien 227 magasins qui n'ont pas trouvé de repreneurs et qui fermeront au cours de l'été », a confirmé Carrefour au quotidien régional Midi Libre, qui avait publié vendredi 18 mai un document confidentiel listant les adresses condamnées et adressé à la Direction du Travail.
Des offres de dernière minute seront examinées d'ici au 4 juin, mais la direction de Carrefour ne se fait guère d'illusion sur le sort de ces magasins, principalement situés dans le Nord et l'Est de la France, qu'elle juge « peu attractifs ».
Près de 2 000 salariés travaillent dans les magasins menacés, ce qui laisse craindre aux syndicats une saignée.
« Tous les salariés ne seront pas reclassés », anticipe Frédéric Roux, délégué CGT de Carrefour, qui dénonce « un énorme gâchis » et a évoqué un millier de licenciements, sur Europe 1.
« 76 salariés ont déjà été reclassés en interne et 240 candidatures sont en train d'être étudiées », répond la direction du groupe Carrefour qui « proposera des offres locales de reclassement aux salariés concernés ».
Carrefour fait savoir que les salariés de ces magasins recevront chacun trois offres d'emploi en local, dont une externe, dans le cadre de ce reclassement.