Le Premier ministre annonce mardi que le prélèvement à la source sera bien mis en place à partir du 1er janvier. Invité du 20 h de TF1, le chef du gouvernement a expliqué que cette réforme va permettre aux Français de mieux gérer leur trésorerie.
La réforme est maintenue. Édouard Philippe a confirmé sur TF1 mardi soir que la réforme de l’impôt sur le revenu sera bien en place au 1er janvier 2019, après des jours d'atermoiements et de déclarations contradictoires au sein de l'exécutif. « Je peux vous le garantir », affirme-t-il.
« Il n'y aura pas de perdants en trésorerie. Et, pour l'usager, la simplicité d'usage sera considérable », promet-il.« Il y a des tests qui ont été faits », explique le chef du gouvernement, tout en reconnaissant une réforme « complexe » à mettre en oeuvre. « Avec des entreprises, des particuliers, des administrations. On a aujourd'hui la garantie que tout se passera bien. »
« Nous avons travaillé d'arrache-pied depuis des mois pour faire en sorte que cela soit possible », a ajouté le chef du gouvernement, qualifiant de « bonne réforme » le prélèvement direct de l'impôt sur le bulletin de paie.
L’interview du Premier ministre clôt une journée marquée par d’importants rendez-vous : la réunion, d’abord, au sein de l’exécutif pour décider des suites à donner à la réforme du prélèvement à la source, prévue initialement au 1er janvier 2019. L’annonce, ensuite, du remaniement ministériel qui a permis le remplacement de Nicolas Hulot et Laura Flessel par François de Rugy et Laura Maracineanu.
Emmanuel Macron avait indiqué jeudi 30 août qu’il prendrait sa décision finale sur la date de mise en place du prélèvement à la source après des clarifications sur sa mise en œuvre. « J’ai plutôt l’intention de conduire cette réforme à son terme mais j’ai demandé aux ministres compétents de répondre à toutes les questions qui se posent encore, avant de donner une directive finale », avait dit le président de la République au cours d’une conférence de presse à Helsinki.
La phase d’essai du prélèvement à la source, testé auprès de certaines entreprises en vue de son entrée en vigueur théoriquement prévue début 2019, s’est soldée par des centaines de milliers d’erreurs, selon une note du fisc. Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a réagi par la suite sur son compte Twitter en expliquant que « la phase de tests a permis d’identifier des erreurs et de les corriger (c’est son rôle !). Les erreurs identifiées concernent moins de 1 % des contribuables, elles ont été depuis résolues. Le dispositif technique fonctionne, il est prêt ! »
Lancée sous le quinquennat précédent, la réforme, qui va concerner près de 38 millions de foyers fiscaux, a déjà été retardée d’un an par l’exécutif. L’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui en était à l’initiative en 2013, dénonce ces hésitations et demandait mardi dans Ouest-France le maintien de cette réforme.