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Nouvelles révélations de Mediapart sur des conversations entre Alexandre Benalla et Vincent Crase où ils évoquent la "destruction de preuves liées à l'enquête"

Nouvelles révélations de Mediapart sur des conversations entre Alexandre Benalla et Vincent Crase où ils évoquent la "destruction de preuves liées à l'enquête"
Ce lundi, l'équipe de Mediapart a refusé de se soumettre à une perquisition dans les locaux du journal en ligne. Mais aujourd'hui, les journalistes révèlent avoir "donné suite à la réquisition formulée par les juges" enquêtant sur les faits de violences de l'ancien chargé de mission de l'Elysée, précisant avoir remis à la justice "sept enregistrements, dont un inédit".
 
Le site Internet publie d'ailleurs cet enregistrement, dans lequel on peut entendre deux hommes, présentés comme Alexandre Benalla et Vincent Crase , émettre l'idée "de détruire des preuves intéressant l’enquête ouverte quelques jours plus tôt sur les violences du 1er-Mai, mais aussi d’autres enquêtes éventuelles", peut-on lire.
 
Rappelons que le parquet de Paris a tenté de perquisitionner Mediapart ce lundi, après la diffusion la semaine passée d'une conversation entre l'ancien conseiller d'Emmanuel Macron et Vincent Crase, quelques jours après leur mise en examen en juillet.
 
Cette nouvelle enquête a été ouverte pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" et "détention illicite d'appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interception de télécommunications ou de conversations", autrement dit sur les conditions dans lesquelles cet enregistrement a été réalisé, selon une source judiciaire.
 
Le média en ligne a indiqué avoir refusé lundi matin une perquisition dans ses locaux, où s'étaient présentés deux magistrats du parquet et des enquêteurs qui voulaient saisir les enregistrements en question.
 
"Tout ça est une manoeuvre, un habillage juridique qui n'a qu'une seule fin : trouver les sources de Mediapart et les tarir !", a estimé Fabrice Arfi, co-responsable des enquêtes du journal en ligne, lors d'une conférence de presse au siège de Mediapart.
 
"Nous avons révélé des faits d'intérêt public. Nous n'avons commis aucun délit", a renchéri Edwy Plenel, président et cofondateur du média en ligne, s'insurgeant que "le procureur de la République de Paris -choisi par Emmanuel Macron lui-même- n'a d'autre urgence que de faire cet acte violent et rarissime de venir perquisitionner un journal".
 
Mediapart avait publié jeudi des extraits d'un enregistrement d'une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, ex-employé de LREM et gendarme réserviste.
 
Selon le site d'information, cette conversation a eu lieu le 26 juillet, quelques jours après que les deux hommes eurent été mis en examen pour des violences sur des manifestants le 1er mai 2018 et en violation de leur contrôle judiciaire.
 
Alexandre Benalla s'y targue du soutien du président de la République, alors que l'"affaire" qui porte son nom a éclaté quelques jours plus tôt et crée des remous jusqu'au sommet de l'État.
 
"Truc de dingue, le +patron+ (Emmanuel Macron, ndlr), hier soir il m'envoie un message, il me dit: +Tu vas les bouffer. Tu es plus fort qu'eux, c'est pour ça que je t'avais auprès de moi. Je suis avec Isma (Ismaël Emelien, conseiller spécial du président, ndlr), etc. On attend Le Monde, machin, etc+", dit-il dans cet extrait à la très bonne qualité sonore.
 
Mediapart affirme avoir été sollicité dès vendredi, au lendemain de la diffusion de l'enregistrement, "par un service de police agissant sous les ordres des juges d'instruction" chargés du dossier sur les violences du 1er-Mai.
 
Selon Fabrice Arfi, "une copie des fichiers audio a été déposée dans la journée (ce lundi) par nos avocats", "plus un extrait supplémentaire pour identifier la date du 26 juillet", afin d'établir le non respect du contrôle judiciaire.
 

 

 
Source JMM

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